CONAKRY, 10 septembre 2026- Les données du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) pourraient désormais jouer un rôle déterminant dans l’identification et la prise en compte des personnes vivant avec un handicap en Guinée.
C’est l’un des principaux enjeux de la rencontre tenue ce jeudi entre l’Institut National de la Statistique (INS) et une mission du Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, conduite par le Directeur national des Solidarités, Mohamed Diaby.
Reçue par le Directeur général de l’INS, Dr Makan Doumbouya, entouré de ses principaux collaborateurs, la délégation est venue examiner les possibilités d’exploitation des données issues du RGPH-4 afin de disposer d’une photographie statistique aussi complète que possible de la situation des personnes vivant avec un handicap en Guinée.
Au cœur des échanges : la perspective de mettre en place une carte d’invalidité permettant de mieux identifier les personnes concernées et de faciliter leur prise en compte dans les politiques et programmes sociaux.
L’objectif affiché est notamment de favoriser une meilleure orientation des interventions publiques, d’améliorer l’accès aux dispositifs sociaux et de renforcer l’égalité des chances pour cette catégorie de la population.
L’enjeu est donc de transformer les données démographiques en un véritable outil d’aide à la décision publique.
Après la présentation de la requête par les représentants du ministère, le Directeur général de l’INS a salué l’intérêt accordé à l’exploitation des données du RGPH-4.
Pour Dr Makan Doumbouya, ces données constituent une ressource stratégique pour mieux comprendre les réalités démographiques et sociales du pays, mais également pour identifier avec davantage de précision les besoins spécifiques des populations vulnérables.
Le patron de l’INS a ainsi réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner le ministère dans cette démarche, tout en rappelant la nécessité de respecter les principes, procédures et règles encadrant l’exploitation des données statistiques.
Pour donner une suite concrète aux échanges, Dr Makan Doumbouya a instruit les équipes techniques de l’Institut de travailler directement avec les représentants du ministère.
Il s’agit notamment d’examiner les données disponibles, d’identifier les informations pertinentes et de déterminer les réponses techniques susceptibles de répondre aux besoins exprimés par le département en charge des Solidarités.
Cette approche devrait permettre de mesurer précisément la capacité des données du RGPH-4 à contribuer à l’identification des personnes vivant avec un handicap et à la planification des politiques publiques qui leur sont destinées.
Du recensement à l’action sociale : un nouvel usage des données du RGPH-4
Au-delà de la rencontre institutionnelle, cette initiative illustre une orientation stratégique : faire du RGPH-4 un outil directement exploitable dans la conception et le ciblage des politiques publiques.
Pour les autorités, disposer de données fiables sur les personnes vivant avec un handicap constitue un préalable essentiel à la mise en place de programmes sociaux adaptés, à une meilleure allocation des ressources et à un suivi plus efficace des interventions de l’État.
La collaboration entre l’INS et le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités ouvre ainsi la voie à une exploitation plus opérationnelle des résultats du RGPH-4.
Après avoir recensé la population, l’enjeu est désormais d’utiliser les données pour mieux identifier les vulnérabilités, cibler les réponses publiques et faire de l’inclusion sociale une réalité mesurable.
Par H.CAMARA






