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Énergie : la BID salue les avancées en Guinée et appelle à accélérer les projets

CONAKRY — Le financement ne suffit plus : il faut désormais livrer des résultats. C’est l’un des principaux enseignements de la mission d’évaluation du portefeuille énergétique de la Banque islamique de développement (BID) en Guinée, dont les conclusions ont été restituées lors d’une réunion présidée par les ministres Ismaël Nabé et Laye Sékou Camara.

En sa qualité de Gouverneur de la Guinée auprès de la BID, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a coprésidé cette rencontre avec son homologue chargé de l’Énergie. Au cœur des échanges : l’état d’avancement des projets financés par l’institution islamique et leur capacité à répondre à l’un des défis majeurs du pays : accroître rapidement et durablement l’accès à l’électricité.

Le bilan présenté à l’issue de la mission apparaît globalement positif. Plusieurs projets enregistrent des progrès significatifs et commencent à produire des effets concrets sur le terrain.

Mais derrière ces avancées, un impératif demeure : accélérer le rythme d’exécution.

Face à l’augmentation continue des besoins en énergie, la Guinée ne peut plus se permettre de voir ses projets structurants s’enliser dans les délais administratifs ou opérationnels. La question énergétique est désormais directement liée aux ambitions industrielles, économiques et sociales du pays.

Parmi les projets mis en avant figure le Projet de Réhabilitation et d’Extension des Réseaux Électriques (PRELEC 2).

Les résultats enregistrés dans le cadre de ce programme illustrent, selon les conclusions de la mission, l’impact concret que peuvent produire les financements mobilisés lorsqu’ils sont accompagnés d’une exécution efficace.

D’autres chantiers stratégiques sont également en cours, notamment le Projet d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAEG) ainsi que la centrale thermique de Kankan.

Des infrastructures qui doivent contribuer à renforcer les capacités énergétiques du pays et à soutenir son développement économique.

Pour le ministre Ismaël Nabé, l’enjeu ne se limite toutefois pas à mobiliser davantage de ressources. Il s’agit surtout de mieux suivre leur utilisation, d’améliorer la coordination et de s’assurer que chaque financement contribue effectivement aux priorités nationales.

Le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement entend ainsi renforcer son suivi stratégique des projets financés par les partenaires au développement.

Une approche qui vise à réduire les écarts entre les financements annoncés et les réalisations effectivement livrées.

Cette exigence prend une dimension particulière dans le cadre de Simandou 2040, dont les ambitions reposent notamment sur l’accélération de la transformation structurelle de l’économie guinéenne.

Industrie, mines, agriculture, services, numérique : aucun de ces secteurs ne peut durablement prospérer sans une offre énergétique suffisante, fiable et accessible.

L’enjeu est donc considérable. Chaque mégawatt supplémentaire disponible peut devenir un levier de croissance, de compétitivité et d’industrialisation.

À travers cette mission d’évaluation, la BID adresse ainsi un message à la fois positif et exigeant : les projets avancent, mais ils doivent aller plus vite.

Pour Conakry, le défi consiste désormais à transformer les financements mobilisés en infrastructures opérationnelles, les infrastructures en énergie disponible et l’énergie en véritable moteur de développement.

La bataille énergétique de la Guinée ne se joue plus seulement sur le terrain des financements. Elle se joue désormais sur celui de l’exécution.

 

Par A.CAMARA

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