CONAKRY — Le temps des blocages qui s’éternisent semble révolu. Le Gouvernement guinéen enclenche un nouveau mécanisme pour trancher les difficultés, responsabiliser les acteurs et accélérer l’exécution des projets publics. À la manœuvre : le Premier ministre Amadou Oury Bah, qui a présidé ce vendredi la première réunion d’arbitrage du Pôle 1 « Souveraineté et Gouvernance ».
Cette réunion, organisée conformément à l’instruction donnée le 4 août 2026, marque une inflexion dans la méthode de pilotage de l’action gouvernementale. Désormais, les dossiers qui piétinent doivent remonter, être examinés et surtout faire l’objet d’un arbitrage.
Pour cette première session, quatre départements ministériels ont présenté neuf sujets soumis à l’arbitrage du Chef du Gouvernement.
Autour de la table figuraient les représentants des ministères concernés ainsi que les responsables des structures impliquées dans le suivi et la mise en œuvre des projets gouvernementaux, notamment la GDB, la Delivery Unit et l’ACGP.
Les échanges ont porté sur les difficultés qui entravent l’avancement de plusieurs actions publiques. Points de blocage, divergences, contraintes d’exécution et propositions de sortie de crise ont été passés au crible.
Mais cette fois, l’objectif n’était pas simplement de constater les difficultés.
Il fallait décider.
Après avoir entendu les différents départements et examiné leurs arguments et propositions, le Premier ministre a donné des instructions fermes assorties de délais précis.
Un changement de tempo qui vise à éviter que les décisions gouvernementales ne restent prisonnières des lenteurs administratives ou des difficultés de coordination.
La logique est désormais clairement affichée : un problème identifié doit recevoir une réponse ; une décision prise doit être exécutée ; un délai fixé doit être respecté.
Cette approche entend placer le suivi et la performance au cœur de l’action gouvernementale.
La première réunion d’arbitrage du Pôle « Souveraineté et Gouvernance » apparaît ainsi comme un nouvel instrument de pilotage de l’Exécutif.
Les ministères et structures concernés disposent désormais d’un cadre permettant de faire remonter les difficultés, de confronter les différentes positions et d’obtenir une décision au plus haut niveau lorsque les blocages persistent.
Les participants ont d’ailleurs salué une séance qu’ils ont jugée particulièrement constructive. Les discussions ont permis d’identifier plusieurs préoccupations liées à la mise en œuvre des actions gouvernementales et de dégager des pistes de solution.
Mais derrière la satisfaction affichée, une exigence se dessine : transformer les arbitrages en résultats visibles.
Avec ce mécanisme, Amadou Oury Bah entend donner davantage de rythme à la machine gouvernementale.
L’enjeu dépasse donc les neuf dossiers examinés ce vendredi. Il s’agit d’installer progressivement une culture de responsabilité, de suivi et de résultat, dans laquelle les difficultés ne doivent plus être simplement signalées, mais effectivement résolues.
Le Pôle « Souveraineté et Gouvernance » devient ainsi un espace où les blocages peuvent être directement soumis à l’arbitrage du Chef du Gouvernement et où les décisions sont accompagnées d’échéances.
Le message est sans ambiguïté : l’État doit décider, agir et produire des résultats.
Cette première réunion ouvre donc une nouvelle séquence dans le pilotage de l’action gouvernementale. Avec des instructions fermes et des délais désormais inscrits dans le processus d’arbitrage, le Gouvernement entend réduire les lenteurs, renforcer la coordination et faire de l’exécution une priorité.
À Conakry, le ton est donné : moins de blocages, moins d’attente, davantage d’action.
Par nimba224.com






