CONAKRY – Du marché de Kénien à celui du Niger, en passant par les abattoirs, stations-service, unités industrielles et sociétés minières, les équipes de l’Institut guinéen de normalisation et de métrologie (IGNM) sont désormais à pied d’œuvre. Objectif : traquer les produits qui ne respectent pas les normes et mettre fin aux approximations dans les opérations de pesage et de mesure.
Le ton est donné : en Guinée, la conformité des produits et la fiabilité des instruments de mesure passent désormais au crible. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a officiellement lancé, ce jeudi 17 septembre 2026, une campagne nationale d’évaluation de la conformité des produits aux normes en vigueur et de vérification des instruments de mesure sur l’ensemble du territoire national.
Placée sous le slogan « La santé et la sécurité du consommateur sont non négociables », cette opération est conduite par l’Institut guinéen de normalisation et de métrologie (IGNM), avec une présence annoncée dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie.
À Conakry, le coup d’envoi des opérations a été donné à l’abattoir de Kakimbo, dans la commune de Ratoma, avant le déploiement des équipes notamment aux marchés de Kénien et du Niger, ainsi qu’à la Sobragui.
Sur le terrain, les agents de l’IGNM procèdent notamment à la vérification des instruments de mesure et de pesage, avec pour objectif de s’assurer qu’ils répondent aux exigences réglementaires.
Une opération qui touche directement le quotidien des consommateurs et des opérateurs économiques : dans les transactions commerciales, un poids ou une quantité mal mesurés peuvent rapidement devenir une source de préjudice et de litiges.
L’enjeu est donc double : protéger le consommateur tout en garantissant davantage de transparence et de loyauté dans les échanges commerciaux.
Les équipes de l’IGNM doivent également intervenir dans les abattoirs, les sociétés de pêche et les débarcadères, les stations-service, les unités industrielles et les sociétés minières.
Deux volets structurent principalement cette campagne :
1- Le premier concerne l’évaluation de la conformité des produits fabriqués dans les unités industrielles, avec, à la clé, la délivrance d’attestations de conformité lorsque les exigences sont respectées.
2- Le second porte sur la vérification et la mise en conformité des instruments de mesure, donnant lieu à la délivrance de certificats de vérification et de jaugeage.
Autrement dit, l’objectif est de s’assurer que ce qui est vendu correspond réellement à ce qui est annoncé et que les instruments utilisés pour mesurer, peser ou jauger donnent des résultats fiables.
À l’occasion du lancement de cette campagne, le directeur général de l’IGNM, Djoumé Sangaré, a affiché la détermination de son institution à faire respecter les normes en vigueur.
Pour les responsables de l’IGNM, la conformité des instruments de mesure constitue désormais un enjeu majeur dans un contexte marqué par l’évolution et la diversification des pratiques commerciales.
Une responsable rencontrée lors des opérations s’est, pour sa part, réjouie de l’initiative du département dirigé par Aboubacar Kourouma, notamment pour la mise aux normes des instruments de pesage.
« Cela nous réjouit profondément, car cela nous évite de porter préjudice aux citoyens », a-t-elle déclaré.
Au-delà du contrôle, les autorités présentent cette campagne comme un levier destiné à améliorer la qualité des produits guinéens et à renforcer la compétitivité des entreprises. La mise aux normes doit notamment permettre aux opérateurs économiques de mieux répondre aux exigences des marchés, y compris à l’international.
À travers cette vaste opération, le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’IGNM veulent ainsi agir simultanément sur la protection de la santé et de la sécurité des consommateurs, la préservation de l’environnement et la loyauté des transactions commerciales.
Le message adressé aux opérateurs économiques est désormais clair : produits, poids et mesures ne doivent plus échapper au contrôle.
Et avec le déploiement des équipes dans les marchés, abattoirs, stations-service, unités industrielles et autres secteurs sensibles, le contrôle des normes descend désormais au cœur des lieux où se jouent chaque jour les transactions entre consommateurs et opérateurs économiques.
Par Saran KEÏTA






