Un crime barbare d’une rare atrocité a plongé la localité de Lainé, dans la préfecture de Lola, en deuil et en émoi. Mami Welamou, jeune mère de 25 ans, a été violée puis égorgée dans son champ de gombo, sous les yeux impuissants de son enfant de 2 ans, qui a passé la nuit seul aux côtés du corps sans vie de sa mère.
Les faits, rapportés par les autorités locales, se sont produits mercredi 25 juin. Partie tôt le matin avec son fils pour travailler dans son champ, la victime n’est jamais rentrée. C’est vers 21 heures, inquiet de son absence prolongée, que son frère a alerté les voisins et lancé les premières recherches.
« Après plusieurs heures de fouilles infructueuses, c’est au lever du jour, jeudi matin, que la gendarmerie, la police et les responsables locaux ont découvert le corps atrocement mutilé de la victime, déshabillée et égorgée, non loin d’un bas-fond », a témoigné l’adjudant-chef Moussa Kandé, sous-préfet de Lainé.
Le rapport médical a confirmé l’agression sexuelle subie par la jeune femme avant son exécution. Le choc est d’autant plus grand que le crime s’est déroulé en présence de son fils de 2 ans, retrouvé assis, hagard, auprès du cadavre de sa mère après avoir passé la nuit sans assistance.
À ce stade, aucun suspect n’a été interpellé. Les autorités locales affirment avoir pris des mesures de sécurité renforcées dans la zone et appellent la population à la collaboration pour faire avancer l’enquête. Des efforts sont également engagés pour apporter un soutien psychologique à l’enfant survivant et à la famille endeuillée.
« C’est un drame insoutenable qui nous interpelle tous. Ce crime ne restera pas impuni », a martelé le sous-préfet de Lainé.
Face à cette tragédie humaine, la société civile et les défenseurs des droits humains réclament une enquête rigoureuse et urgente, ainsi qu’une meilleure protection des femmes dans les zones rurales, souvent exposées à l’insécurité et à l’impunité.
Par Antoine Maomou






