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Éducation : fracture ouverte au sein de l’intersyndicale, le SLECG défie son exclusion et torpille l’appel à la grève

La crise syndicale s’intensifie dans le secteur de l’éducation. Au lendemain de l’annonce de son exclusion de l’intersyndicale par le Syndicat national de l’éducation (SNE) et la Fédération syndicale des professionnels de l’éducation (FSPE), le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) hausse le ton et contre-attaque frontalement.

Son président, Aboubacar Soumah, rejette en bloc cette décision qu’il juge « illégitime », tout en désavouant l’appel à la grève brandi par ses désormais ex-partenaires. Une double ligne de rupture qui expose au grand jour les profondes fractures au sein du mouvement syndical.

Selon le leader du SLECG, la réunion ayant conduit à cette décision, tenue à la Bourse du travail, s’est déroulée sans la participation de son organisation. « Nous avons été informés via les réseaux sociaux. Aucune notification officielle ne nous a été adressée. Dans ces conditions, aucune décision issue de cette rencontre ne peut nous engager », tranche-t-il.

Pour Aboubacar Soumah, le principe est clair : aucune orientation majeure ne peut être prise sans concertation avec l’ensemble des composantes de l’intersyndicale. Une règle, dit-il, « purement ignorée » par le SNE et la FSPE.

Mais au-delà du bras de fer organisationnel, c’est surtout sur la question de la grève que le ton se durcit. Le SLECG se démarque nettement et appelle les enseignants à ne pas suivre ce mot d’ordre. « Une grève est un acte sérieux, encadré par des règles précises. Elle ne peut être déclenchée dans la précipitation, au risque de sombrer dans l’illégalité », prévient-il, dénonçant implicitement une « grève sauvage ».

Le syndicat met en avant les avancées enregistrées dans les discussions avec le gouvernement pour justifier sa position. Paiements effectués, commissions opérationnelles, intégration des contractuels en cours : pour le SLECG, le dialogue n’est pas rompu.

Après un moratoire de 100 jours accordé aux autorités à la demande du Conseil national du dialogue social (CNDS), arrivé à échéance le 11 avril, le syndicat plaide désormais pour une relance rapide des négociations. « Les conditions sont réunies pour poursuivre les discussions. Il n’y a pas de blocage », insiste Aboubacar Soumah.

Sur la question de son exclusion, le ton se veut sans appel : « Le SLECG est à l’origine de l’intersyndicale. Ceux qui parlent aujourd’hui d’exclusion n’en ont ni la légitimité ni le poids. » Le syndicat revendique une implantation nationale et affirme représenter une large majorité d’enseignants.

Dans ce climat électrique, le SLECG appelle à la retenue et à la responsabilité, exhortant les enseignants à rester en classe. « Rien ne justifie une grève à ce stade », martèle son président.

Cette sortie fracassante confirme une recomposition en cours du paysage syndical de l’éducation, où rivalités internes et divergences stratégiques pourraient peser lourdement sur l’issue des négociations avec les autorités.

 

 

 

Par nimba224.com

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