KINDIA – La commune rurale de Damakania, dans la préfecture de Kindia, s’est réveillée dans l’horreur ce mardi 24 février 2026. Un camion-remorque chargé de ciment a quitté la chaussée avant de percuter violemment une concession située en bordure de route.
Bilan provisoire : une fillette d’un an tuée et quatre blessés.
Selon les premiers témoignages, le camion immatriculé BB 6763, en provenance de Conakry et en partance pour Kérouané, aurait perdu le contrôle à l’entrée de Damakania. Le chauffeur aurait tenté d’éviter un piéton avant de dévier brutalement de sa trajectoire.
Le poids lourd a terminé sa course dans une concession familiale où plusieurs personnes se trouvaient au moment de l’impact.
Saïfoulaye Diallo, voisin et témoin direct, décrit une scène de panique :
« Il était environ 6 heures. Je sortais pour la prière quand j’ai vu le camion foncer. J’ai pris la fuite. Après le choc, nous avons constaté que le bébé était déjà décédé. »
La victime, une fillette âgée d’un an, n’a pas survécu au choc. Sa mère, encore sous le choc, raconte les minutes qui ont précédé le drame. La famille venait tout juste de s’installer dans la concession pour passer le mois de Ramadan.
Quelques instants après être retournée dans sa chambre, un bruit assourdissant a retenti. « J’ai cherché mon enfant… il était déjà mort », confie-t-elle, effondrée.
Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour transporter les blessés à l’hôpital régional de Kindia. Le médecin-chef adjoint des urgences, Dr Mory Kaba, indique que les victimes souffrent de traumatismes crâniens sans perte de connaissance, de plaies superficielles et de contusions corporelles nécessitant une surveillance médicale rapprochée.
Le chauffeur et ses deux apprentis figurent parmi les blessés.
Une enquête devrait déterminer les circonstances exactes de l’accident et établir les responsabilités. Ce drame relance le débat sur la circulation des poids lourds sur les axes reliant Conakry à l’intérieur du pays. À Kindia comme ailleurs, les populations riveraines vivent quotidiennement au rythme du passage de camions souvent chargés au maximum, avec des conséquences parfois tragiques.
Damakania pleure aujourd’hui une vie fauchée à l’aube.
Par A. CAMARA






