CONAKRY – C’est une nouvelle défaite judiciaire qui fait grand bruit. La société Albayrak vient d’essuyer un revers retentissant devant la Cour d’appel de Conakry. Non seulement la juridiction a confirmé, ce mardi 21 juillet 2026, le jugement rendu en première instance en faveur de 526 anciens employés, mais elle a également infligé à l’entreprise une lourde sanction financière pour avoir exercé un appel jugé abusif.
Dans un arrêt très attendu, la formation présidée par le magistrat Noël Kolomou a rejeté l’ensemble des arguments développés par Albayrak, estimant qu’ils ne remettaient nullement en cause le jugement prononcé le 19 février 2026 par le Tribunal de première instance de Mafanco.
La Cour a ainsi confirmé intégralement la décision de première instance avant de frapper encore plus fort : Albayrak est condamnée à verser 8 millions de francs guinéens à chacun des 526 anciens salariés, soit plus de 4,2 milliards de francs guinéens, en réparation du caractère abusif de son recours. À cette condamnation s’ajoute une astreinte d’un million de francs guinéens par jour de retard jusqu’à l’exécution complète de la décision.
L’annonce de l’arrêt a provoqué une explosion de joie dans une salle d’audience bondée, où des centaines d’anciens employés avaient fait le déplacement pour connaître l’issue de cette bataille judiciaire devenue emblématique. Pour eux, cette décision marque une nouvelle victoire dans un combat engagé depuis leur licenciement collectif.
À l’origine de cette affaire, le renvoi de 526 travailleurs par Albayrak, une décision vivement contestée par les salariés, qui dénonçaient un licenciement irrégulier et réclamaient réparation devant les tribunaux. Au fil de la procédure, leurs prétentions avaient été évaluées à près de 14 milliards de francs guinéens.
Avec cet arrêt, la justice adresse un message clair : les recours dilatoires ou abusifs peuvent coûter cher. Pour Albayrak, cette nouvelle défaite judiciaire renforce considérablement la pression. L’entreprise est désormais face à un choix : exécuter sans délai les décisions de justice ou s’exposer à une facture encore plus lourde à mesure que les pénalités journalières s’accumulent.
Par M. DIALLO






