CONAKRY – La répression contre la fraude aux examens nationaux franchit un cap décisif en Guinée. Les autorités judiciaires ont décidé de traduire leurs avertissements en actes. Quatre personnes interpellées pour des faits présumés de fraude lors des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ont été placées en détention provisoire, illustrant la volonté de l’État d’imposer une politique de tolérance zéro.
Alors que les examens nationaux se poursuivent, la justice entend envoyer un message sans ambiguïté à tous ceux qui seraient tentés de contourner les règles : toute fraude ou tentative de fraude entraînera désormais des poursuites pénales.
Invité dimanche sur les antennes de la télévision nationale, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Mafanco, Kanfory Ibrahima Camara, a confirmé que les quatre mis en cause ont été écroués à la Maison centrale de Conakry après l’ouverture d’une information judiciaire.
Selon le magistrat, le parquet a immédiatement saisi le juge d’instruction afin d’engager les poursuites nécessaires. À l’issue de leur première comparution, le magistrat instructeur du quatrième cabinet a ordonné leur placement en détention provisoire.
Cette décision marque un tournant dans la lutte contre les pratiques frauduleuses qui entachent régulièrement les examens nationaux. Les autorités judiciaires veulent désormais faire de chaque interpellation un exemple afin de préserver la crédibilité du système éducatif.
Le procureur a d’ailleurs réaffirmé la fermeté de la justice face à toute tentative de tricherie.
« Aucune fraude ou tentative de fraude ne sera tolérée au cours du processus des examens nationaux, session 2026. Quiconque sera interpellé pour fraude ou tentative de fraude subira la rigueur de la loi », a averti Kanfory Ibrahima Camara.
À travers ces premières incarcérations, les autorités veulent instaurer un climat de dissuasion avant les prochaines épreuves. Le signal est clair : les examens nationaux ne seront plus un terrain d’impunité, et les fraudeurs s’exposent désormais à la prison plutôt qu’à une simple exclusion des épreuves.
Par M. DIALLO






