CONAKRY – Toujours pas de débat sur le fond dans l’un des dossiers financiers les plus attendus devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Prévue ce lundi 29 juin 2026, l’ouverture des audiences dans l’affaire impliquant l’ancien président de la délégation spéciale de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, et le receveur communal, Mohamed Camara, a une nouvelle fois été reportée.
La chambre de jugement de la CRIEF a renvoyé l’examen du dossier au 29 juillet 2026, afin de permettre aux avocats de la défense de communiquer de nouvelles pièces qu’ils jugent déterminantes pour la suite de la procédure.
Les deux prévenus comparaissent libres et sont poursuivis par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, dans le cadre d’une procédure de flagrant délit. Ils font face à une série de lourdes accusations : détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
Déjà appelée à l’audience le 22 juin dernier, l’affaire avait été renvoyée une première fois à la demande de la défense, récemment constituée, afin de lui laisser le temps de prendre connaissance du volumineux dossier.
Selon les informations recueillies au palais de justice, les documents que les avocats s’apprêtent à produire porteraient essentiellement sur les dépenses contestées par l’accusation. Les faits remontent à 2024 et concernent un montant estimé à 32 milliards de francs guinéens, une somme qui confère à cette procédure une importance particulière dans la lutte contre les infractions économiques et financières.
Le rendez-vous est désormais fixé au 29 juillet prochain, une audience qui pourrait enfin marquer le véritable coup d’envoi des débats de fond dans ce dossier très suivi.
Par F. KEÏTA






