La Direction Générale des Élections (DGE) a levé le voile, ce lundi 20 avril 2026 à l’aube, sur les premières tendances de la liste provisoire des candidatures aux élections communales. Un constat s’impose d’emblée : le tri a été sévère et la représentation féminine reste marginale.
Sur 628 dossiers déposés pour 245 communes, 117 ont été purement et simplement rejetés, soit 19 % des candidatures écartées. Au final, 511 dossiers seulement ont franchi l’étape de validation.
Mais au-delà du filtre administratif, c’est la faible présence des femmes qui retient l’attention. Les listes validées totalisent 9 898 hommes contre 4 077 femmes, soit à peine 29 % de candidates. Un chiffre qui confirme la difficulté persistante à imposer la parité dans les compétitions locales.
Dans plusieurs communes, la sélection a pris des allures d’écrémage. À Gbessia, par exemple, seuls 2 dossiers sur 16 ont été retenus. Même tendance à Dixinn (2 sur 6) ou encore à Manéah (2 sur 9).
À l’inverse, certaines localités affichent un taux de validation plus stable, à l’image de Lélouma ou Télimélé, où toutes les candidatures déposées ont été validées.
Sur le front de la représentation féminine, les disparités sont tout aussi frappantes. Mamou tire son épingle du jeu avec 40 % de femmes, loin devant Kankan, qui plafonne à 21 %, l’un des taux les plus faibles enregistrés. Entre ces deux extrêmes, la majorité des communes oscillent entre 28 % et 35 %, sans jamais atteindre l’équilibre.
Ces chiffres ne constituent qu’une première photographie. La DGE annonce la publication progressive des autres listes provisoires dans les prochaines heures.
Reste que cette première vague envoie déjà un signal clair : le processus de sélection est exigeant, mais les efforts en matière d’inclusion des femmes peinent à suivre.
À quelques semaines du scrutin, une double réalité se dessine : une compétition resserrée… et une parité toujours en chantier.
Par nimba224.com






