mercredi, décembre 17, 2025
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Droits humains : la Guinée scrutée à l’ONU, les ONG exigent des actes forts après l’EPU

À la suite du passage de la Guinée à l’Examen Périodique Universel (EPU) le 29 avril 2025 à Genève, les Organisations de la Société Civile (OSC) guinéennes engagées dans le suivi des mécanismes des droits humains ont organisé une conférence de presse ce jeudi 29 mai à Conakry. Objectif : saluer la dynamique enclenchée tout en formulant des recommandations concrètes aux autorités.

Dans une déclaration conjointe, ces acteurs de la société civile se sont félicités de « la participation active de 87 États à l’examen de la Guinée », y voyant un signal fort de la communauté internationale quant à l’importance de la situation des droits humains dans le pays. « La forte mobilisation témoigne d’un intérêt manifeste pour les progrès et les défis que doit relever la Guinée », ont-ils estimé.

Ils ont également salué l’engagement de la délégation guinéenne, composée de représentants de plusieurs ministères, pour sa posture d’ouverture et sa participation constructive lors de cet exercice onusien. La Guinée a reçu à cette occasion 257 recommandations, couvrant un large spectre : droits civils et politiques, droits sociaux et économiques, droits des femmes, des enfants et des groupes vulnérables, mais aussi gouvernance des ressources naturelles et protection de l’environnement.

Le Groupe des OSC appelle désormais l’État guinéen à accepter l’ensemble des recommandations sans réserve et à les traduire en politiques concrètes d’ici 2030. Parmi les principales propositions formulées figurent :

  • L’élaboration d’un plan national de mise en œuvre, adossé à un financement suffisant et à des indicateurs mesurables ;
  • La création d’un mécanisme de suivi inclusif et transparent, intégrant la société civile, les partenaires techniques et les citoyens ;
  • L’intégration prioritaire des recommandations dans les politiques publiques nationales, adaptées aux réalités locales.

Les OSC ont également insisté sur l’importance de faire du projet minier Simandou un modèle de respect des droits humains. Elles appellent à :

  • Une gestion transparente des ressources et des documents contractuels ;
  • La protection des droits des communautés locales concernées par le projet ;
  • L’accès équitable à l’emploi, notamment pour les jeunes, les femmes et les personnes en situation de handicap ;
  • Une préservation stricte de l’environnement, conformément aux engagements internationaux.

En conclusion, les OSC saluent les efforts déjà engagés par la Guinée, notamment la soumission de son rapport national dans les délais et la collaboration avec la société civile. Mais elles préviennent : le temps des discours est terminé, celui de l’action commence. Elles appellent à un engagement fort et durable pour faire de l’EPU un levier de transformation réelle des droits humains en Guinée.

Par nimba224.com

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