jeudi, avril 23, 2026
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ADDIS-ABEBA :  « Si on ne faisait rien, personne ne nous aurait écouté. C’est parce qu’on agit qu’on nous critique. C’est pourquoi nous ne répondons à personne », dixit Dr Morissanda KOUYATÉ.

Le message est frontal. Le ton, assumé. En marge d’un déplacement à Addis-Abeba, en Éthiopie, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, s’est adressé sans détour aux Guinéens de la diaspora. Au cœur de son intervention : l’unité nationale, la fin des clivages et la défense d’une gouvernance qu’il dit inclusive.

« Donnons-nous la main. Il n’y a que des Guinéens et des Guinéennes. Oubliez les divisions », a-t-il lancé, appelant à dépasser les appartenances politiques et les rivalités de chapelle. Pour lui, la vision du Général Mamadi Doumbouya repose sur un principe clair : rassembler, y compris les voix les plus critiques.

« Pour le Président Doumbouya, tout le monde est avec lui, même ceux qui nous insultent sur les réseaux sociaux », a-t-il martelé.

Interrogé sur les attaques visant le gouvernement sur le web, le chef de la diplomatie guinéenne a opté pour une posture offensive. Selon lui, l’intensité des critiques serait le reflet direct de l’impact des actions menées par les autorités de la transition.

« Si on ne faisait rien, personne ne nous aurait écouté. C’est parce qu’on agit qu’on nous critique. C’est pourquoi nous ne répondons à personne », a-t-il affirmé.

Un choix stratégique : ne pas alimenter les polémiques, mais poursuivre l’action gouvernementale sans se laisser distraire par les invectives numériques.

Au-delà des tensions politiques, Dr Morissanda Kouyaté a tenu à rappeler ce qu’il présente comme un principe intangible : la responsabilité universelle de l’État. Peu importe les positions, les opinions ou l’hostilité affichée, chaque citoyen reste, selon lui, sous la protection des institutions.

« Même ceux qui passent leur temps à nous insulter, s’ils ont un problème, on ira les chercher pour les aider. Nous avons la charge du pays. Si un citoyen a un problème, c’est à nous de le régler », a-t-il insisté.

À travers cette sortie, le ministre trace une ligne claire : le service public ne saurait être sélectif. Dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes, le message se veut à la fois ferme et rassembleur.

Un appel direct à la diaspora : au-delà des divergences, l’heure serait désormais à la cohésion et à la construction nationale.

 

 

 

 

Par nimba224.com

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