samedi, mars 14, 2026
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Frontière Guinée–Libéria : le retrait du drapeau libérien fait retomber la tension à Kiéssènèye

Un simple drapeau aura suffi à embraser les esprits. Mais son retrait semble aujourd’hui ouvrir la voie à l’apaisement. À Kiéssènèye, localité située à la frontière entre la Guinée et le Liberia, la tension est progressivement retombée après plusieurs jours de crispation provoquée par l’installation d’un drapeau libérien dans une zone contestée.

Selon des sources locales concordantes, l’emblème a été retiré dans la journée du 12 mars 2026 sur instruction des autorités de Liberia. Un geste interprété par de nombreux observateurs comme un signal fort d’apaisement, destiné à créer les conditions d’une désescalade et à relancer le dialogue entre Conakry et Monrovia.

Depuis ce retrait, la situation semble évoluer vers un retour progressif au calme. Les habitants des deux côtés de la frontière, qui s’étaient fortement mobilisés ces derniers jours autour de cet incident hautement symbolique, se sont retirés de la zone. La présence des forces de sécurité reste toutefois maintenue afin de prévenir toute nouvelle montée de tension.

Sur place, le débarcadère situé sur le fleuve Mano demeure fermé, et les activités de transport et d’échanges transfrontaliers restent suspendues, signe que les autorités préfèrent avancer avec prudence malgré l’accalmie.

Lors de son récent déplacement à Guéckédou, le ministre guinéen de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, avait d’ailleurs posé clairement le retrait du drapeau comme condition préalable à tout apaisement, soulignant la sensibilité de cette question dans une zone marquée par l’histoire des différends frontaliers.

En parallèle, les discussions diplomatiques se poursuivent entre la Guinée et le Liberia afin de trouver une solution durable à ce litige territorial.

Face au risque d’escalade, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a également réagi. L’organisation sous-régionale a exprimé sa vive préoccupation et annoncé l’envoi prochain d’une mission technique d’évaluation dans les zones frontalières sensibles, notamment entre la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, afin de prévenir toute dérive et préserver la stabilité dans le bassin stratégique du Mano.

 

 

 

Par M. DIALLO

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