À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Présidente du Comité des Femmes du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), Mme Adama Kasanghel Diallo, a livré un message puissant. Entre célébration des acquis et rappel des défis persistants, elle a placé la protection des travailleuses au cœur des priorités.
Loin d’une simple festivité, le 8 mars a été présenté par Mme Diallo comme un moment de mémoire et d’engagement collectif. Dans son allocution, la présidente a rappelé que les droits dont jouissent les femmes aujourd’hui sont le fruit de plus d’un siècle de luttes acharnées pour le droit de vote, l’éducation et la justice sociale. « L’égalité et la dignité ne sont pas des privilèges, ce sont des droits fondamentaux », a-t-elle martelé.
Dans sa communication, elle met en lumière l’évolution positive de la représentativité féminine dans la société guinéenne et mondiale. Aujourd’hui, les femmes investissent tous les secteurs : enseignement, médecine, sciences, entrepreneuriat et même pilotage d’avion.
Toutefois, ce tableau encourageant ne doit pas masquer les réalités de terrain. En Guinée, les femmes font encore face à des obstacles majeurs : Les violences domestiques et le harcèlement en milieu professionnel ; Les inégalités salariales et l’exclusion économique ; La sous-représentation dans les instances de haute décision.
Le point d’orgue de cette intervention a été l’appel pressant à la ratification de la Convention 190 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Cet instrument juridique est jugé indispensable par le comité des femmes du SLECG pour éradiquer la violence et le harcèlement dans le monde du travail.
Pour Mme Diallo, ratifier ce texte signifie offrir un environnement sûr, digne et respectueux aux travailleuses guinéennes, tout en utilisant des outils concrets comme la boîte à outils du RAFED pour transformer les politiques publiques.
En conclusion, la présidente a rappelé que ce combat dépasse les frontières du genre. « La lutte pour les droits des femmes est une responsabilité collective », a-t-elle affirmé, invitant les citoyens à éduquer les enfants dans le respect de l’égalité dès le plus jeune âge.
Lass yans






