CONAKRY — La paralysie se poursuit à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Ce lundi 1ᵉʳ décembre, pas un seul dossier inscrit à l’audience correctionnelle n’a été examiné. Toutes les affaires ont été renvoyées d’un trait au 17 décembre prochain.
C’est ce qui ressort de l’avis de renvoi signé ce matin par Yagouba Conté, président de la chambre de jugement. Une scène désormais familière depuis la rentrée judiciaire : les renvois à répétition se succèdent, faute de composition suffisante pour siéger.
À la chambre des appels, la situation est criante : seulement trois magistrats récemment nommés, alors que l’ordonnance du 2 décembre 2021 exige un minimum de sept membres.
À la chambre du jugement, l’arrivée d’un seul magistrat supplémentaire ne change presque rien : ils ne sont que trois, loin des cinq requis.
Résultat : l’institution censée juger les infractions économiques majeures fonctionne au ralenti, plongeant dans l’incertitude des dizaines de prévenus — dont certains croupissent en détention — en attente de procès.
Malgré les multiples alertes adressées au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, aucune solution concrète n’a encore émergé.
La CRIEF attend toujours sa “fumée blanche”. En vain.
Par M. DIALLO






