CONAKRY – Après des semaines d’angoisse, de silence et d’incertitude, l’histoire bouleversante de Mariame Soumah connaît enfin une issue heureuse. Séparée de sa fille de seulement 18 mois à la suite de son expulsion de Biélorussie, la jeune mère guinéenne a finalement retrouvé son enfant ce samedi 23 mai 2026 à Conakry.
L’arrivée de la petite SOUMAH Sabina Sergueïeva sur le sol guinéen a donné lieu à une scène d’une rare intensité émotionnelle à l’aéroport international de Conakry, où autorités gouvernementales et partenaires internationaux étaient mobilisés pour accueillir l’enfant et officialiser son retour auprès de sa mère.
Pendant plusieurs semaines, cette affaire avait suscité inquiétude et indignation autour du sort de cette fillette guinéenne brutalement séparée de sa mère dans un contexte d’expulsion particulièrement éprouvant.
Derrière ce retour se cache une importante mobilisation diplomatique menée par les autorités guinéennes afin d’obtenir le rapatriement de l’enfant.
À l’accueil de la fillette figuraient notamment le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, ainsi que Patricia Lamah.
Le chef de la diplomatie guinéenne a décrit ce retour comme un « moment profondément humain », saluant l’implication des autorités dans ce dossier devenu hautement symbolique.
Selon Morissanda Kouyaté, cette réunification familiale illustre la volonté des autorités de ne pas abandonner les ressortissants guinéens confrontés à des situations critiques à l’étranger. « Aujourd’hui, une mère retrouve enfin son enfant »
Dans une déclaration forte, le ministre des Affaires étrangères a rappelé les récentes opérations de rapatriement engagées par les autorités guinéennes au profit de citoyens en détresse hors du pays.
« Il y a quelques semaines, le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a facilité le retour volontaire de plusieurs Guinéens bloqués en Mauritanie, dont certains avaient plus de 80 ans. Aujourd’hui, il ramène à sa mère sa citoyenne de 18 mois », a déclaré Morissanda Kouyaté.
Une déclaration qui met en lumière la dimension humaine et diplomatique de cette affaire, devenue en quelques semaines un symbole de la vulnérabilité des migrants confrontés aux procédures d’expulsion à l’étranger.
Le cas de Mariame Soumah avait provoqué une vive émotion après la révélation de la séparation forcée entre la mère et son bébé en Biélorussie.
Pour de nombreux observateurs, cette affaire dépassait largement le simple cadre administratif. Elle posait la question de la protection des ressortissants guinéens vivant à l’étranger et du suivi des situations humanitaires impliquant des enfants.
Durant toute cette période, la jeune mère vivait dans l’attente insoutenable d’un signe, d’un appel ou d’une confirmation du retour de sa fille.
Ce samedi soir, cette longue épreuve a finalement pris fin dans une atmosphère mêlant soulagement, émotion et dignité.
Le rapatriement de la petite Sabina a également bénéficié de l’appui de UNICEF et de Organisation internationale pour les migrations, qui ont accompagné les autorités guinéennes dans les démarches de protection et d’assistance.
Au-delà de l’émotion suscitée par ce retour, cette affaire rappelle la réalité souvent invisible des familles migrantes confrontées à des séparations brutales, loin de leur pays d’origine.
Mais à Conakry, ce samedi, une image dominait toutes les autres : celle d’une mère retrouvant enfin son enfant après des semaines de détresse, de combat et d’espoir.
Par O.B






