CONAKRY – Le gouvernement guinéen veut mettre fin au décalage entre les diplômes universitaires et les besoins réels du marché de l’emploi. Dans cette dynamique, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) et la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG) ont engagé des discussions stratégiques visant à repenser en profondeur les formations universitaires en Guinée.
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Diaka Sidibé, a rencontré les membres du Bureau consulaire national de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée dans le cadre d’une séance de travail axée sur la professionnalisation de l’enseignement supérieur et l’amélioration de l’employabilité des diplômés.
Au cœur des échanges : la réforme des contenus pédagogiques, l’alignement des cursus universitaires sur les exigences du tissu économique national et l’implication accrue du secteur privé dans la formation des étudiants.
Les discussions ont notamment porté sur :
– L’évaluation de l’adéquation entre les formations universitaires et les besoins réels de l’emploi ;
– La révision et la modernisation des curricula en lien avec le programme Simandou ;
– Le renforcement du partenariat entre universités et entreprises ;
– L’implication du secteur privé dans la conception des programmes de formation ;
– Le développement des stages, de l’alternance et de l’insertion professionnelle ;
– La promotion de la recherche appliquée et de l’innovation au service du développement économique.
Les deux parties ont également évoqué la création d’un cadre permanent de concertation réunissant l’État, les universités et les acteurs économiques afin d’assurer un dialogue continu sur les compétences recherchées sur le marché du travail.
À travers cette initiative, le MESRS entend accélérer la transformation du système universitaire guinéen pour le rendre plus compétitif, plus innovant et davantage tourné vers les réalités économiques du pays.
Dans un contexte marqué par les ambitions du programme Simandou et les besoins croissants en main-d’œuvre qualifiée, les autorités souhaitent désormais faire de l’employabilité des diplômés un indicateur clé de performance des institutions universitaires.
Pour le département dirigé par Diaka Sidibé, l’enjeu est désormais de bâtir un enseignement supérieur capable de produire des compétences directement exploitables dans les secteurs stratégiques de l’économie guinéenne.
Cette dynamique de concertation entre le MESRS et la CCIAG traduit une volonté affirmée de rapprocher durablement le monde universitaire du secteur privé.
Au-delà des réformes académiques, l’objectif affiché est clair : préparer une nouvelle génération de diplômés mieux formés, plus compétitifs et capables d’accompagner la transformation économique et sociale de la Guinée.
Par nimba224.com






