CONAKRY – Le pouvoir guinéen affiche désormais son inquiétude face à une situation qu’il considère comme potentiellement sensible pour la sécurité nationale. Réuni en Conseil des ministres ce jeudi, le président de la Transition, Mamadi Doumbouya, a tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’il qualifie de « prolifération » de personnes vulnérables et de profils jugés préoccupants dans la commune de Kaloum et ses environs.
L’annonce a été faite par le porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, à l’issue de la réunion hebdomadaire de l’exécutif.
Selon le ministre, le Chef de l’État a particulièrement attiré l’attention sur la présence grandissante de personnes souffrant de troubles mentaux, de jeunes sans-abri, de vendeurs ambulants, mais aussi d’étrangers installés dans plusieurs zones du centre administratif de Conakry.
« Le chef de l’État a exprimé ses préoccupations quant à la prolifération de personnes en situation de vulnérabilité, d’individus présentant des troubles mentaux, de jeunes sans-abri et de vendeurs ambulants, étrangers, particulièrement dans le périmètre de Kaloum et ses environs », a rapporté Ousmane Gaoual Diallo.
Mais derrière cette préoccupation sociale, c’est surtout une inquiétude sécuritaire qui semble désormais dominer au sommet de l’État. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, Mamadi Doumbouya estime que cette réalité pourrait représenter, « dans le contexte géopolitique actuel », une menace potentielle pour la sécurité nationale.
Dans un environnement régional marqué par l’instabilité, les crises sécuritaires et les mouvements transfrontaliers incontrôlés, les autorités guinéennes semblent vouloir renforcer leur vigilance autour de Kaloum, véritable centre névralgique du pouvoir politique, administratif et diplomatique du pays.
Face à ce constat, le Conseil supérieur de la Défense a été immédiatement instruit de se saisir du dossier afin de proposer, dans les plus brefs délais, des mesures appropriées.
Cette sortie présidentielle intervient alors que les questions liées à la sécurité urbaine, à la migration et à la prise en charge des personnes vulnérables prennent une place croissante dans le débat public en Guinée.
Reste désormais à savoir quelles mesures concrètes seront adoptées par les autorités et comment celles-ci seront conciliées avec les impératifs de protection sociale et de respect des droits humains.
Par nimba224.com






