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Guinée : l’intersyndicale de l’éducation hausse le ton et met le gouvernement en garde

Le climat social se crispe à nouveau dans le secteur éducatif guinéen. Dans un communiqué incisif publié le 22 avril 2026, l’intersyndicale FSPE-SNE dénonce des tentatives d’intimidation visant ses représentants et accuse les autorités de freiner l’application du protocole d’accord signé le 3 janvier dernier. Une sortie qui ravive les tensions et fait planer le spectre d’un nouvel affrontement.

Aux commandes, les secrétaires généraux Alpha Gassimou Barry (FSPE) et Michel Pépé Balamou (SNE) qui affichent une posture inflexible. Consigne a été donnée à leurs représentants au sein des trois commissions techniques : aucune décision ne doit être prise sans validation des instances nationales. En ligne de mire, toute tentative de s’écarter de la lettre du protocole d’accord.

L’intersyndicale insiste : ses délégués agissent sous mandat syndical et ne relèvent d’aucune autorité hiérarchique dans le cadre des travaux des commissions. Un rappel qui sonne comme une mise en garde directe.

« Toute tentative d’intimidation sera considérée comme une provocation », préviennent les syndicats, promettant une riposte « proportionnelle » en cas de nouvelles pressions. Le ton est donné : le bras de fer est assumé.

Autre point de friction, les projets de missions d’études évoqués dans le cadre des travaux techniques. L’intersyndicale les juge inutiles et coûteux, rappelant qu’aucun déplacement — ni national ni international — n’est prévu dans le protocole pour l’élaboration des statuts particuliers.

Pour les syndicats, l’argument technologique tranche : l’accès aux modèles et documents est aujourd’hui possible à distance, rendant ces missions superflues. Une critique frontale de la gestion des ressources publiques.

Le communiqué revient également sur la situation des 4 500 enseignants contractuels non retenus après évaluation. Selon l’intersyndicale :

– Les actes de nomination seraient déjà validés par les autorités compétentes ;

– La liste des concernés serait sécurisée dans la base du Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS), garantissant sa fiabilité.

– Un dossier sensible, susceptible d’alimenter davantage la contestation si des clarifications tardent.

Déterminée à faire appliquer intégralement les engagements de janvier, l’intersyndicale rejette toute « manœuvre dilatoire » et n’exclut pas de mobiliser sa base à travers une assemblée générale d’information.

Dans un secteur déjà fragilisé, cette montée de tension entre syndicats et autorités pourrait rapidement dégénérer. Une chose est certaine : le front social de l’éducation reste sous haute surveillance, et le moindre faux pas pourrait raviver une crise aux conséquences imprévisibles.

 

 

 

Par M.DIALLO

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