
Sauf nouveau report, l’ancien Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana sera fixé sur son sort ce jeudi 27 février 2025 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Son dossier figure au rôle d’audience de la chambre de jugement, qui doit enfin rendre sa décision après plusieurs semaines d’attente.
Un verdict retardé par des contraintes judiciaires
Initialement, l’affaire aurait dû être tranchée il y a deux semaines. Cependant, la Cour avait décidé de proroger son délibéré en raison de difficultés liées à son calendrier. Depuis le 20 janvier dernier, les plaidoiries et réquisitions ont été présentées par les différentes parties.
Le ministère public a requis contre l’ancien chef du gouvernement :
• 5 ans de prison,
• Le paiement d’une amende de 5 milliards de francs guinéens,
• La saisie conservatoire de ses comptes bancaires.
De leur côté, les avocats de la partie civile ont plaidé pour une condamnation plus sévère, sollicitant :
• 15 milliards GNF à titre principal,
• 5 milliards GNF en dommages et intérêts,
• La validation des saisies des comptes bancaires ainsi que des biens meubles et immeubles du prévenu.
Une défense silencieuse face à l’absence du prévenu
Fait marquant dans ce procès, les avocats de la défense ont choisi de ne pas plaider, leur client étant absent de la salle d’audience. Comme lors des audiences précédentes, Dr Ibrahima Kassory Fofana a refusé de comparaître, invoquant des raisons de santé.
La décision attendue ce jeudi pourrait donc marquer un tournant décisif dans ce dossier emblématique de la lutte contre la corruption en Guinée.
Par Bangoura Ousmane






