samedi, juillet 25, 2026
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Décès en prison d’un candidat condamné pour fraude au bac : Aboubacar Soumah dénonce un « laxisme » dans la prise en charge médicale

CONAKRY – L’émotion ne retombe pas après le décès de Mamadou Djouma Bah, 18 ans, élève en terminale Sciences mathématiques, survenu alors qu’il purgeait une peine d’un mois d’emprisonnement à la maison d’arrêt de Kindia. Condamné par le Tribunal de première instance de Kindia pour fraude au baccalauréat, le jeune candidat est décédé en détention, une disparition qui relance le débat sur les conditions de prise en charge sanitaire des détenus.

Parmi les premières réactions figure celle d’Aboubacar Soumah, président d’honneur du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). Le leader syndical a d’abord adressé ses condoléances à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative.

« Je compatis à cette perte. Je présente toutes mes condoléances à la famille ainsi qu’à tous les élèves de Kindia, en particulier aux candidats au baccalauréat de cette année. Je suis vraiment désolé que nous en soyons arrivés à cette situation », a-t-il déclaré.

Tout en exprimant son émotion, Aboubacar Soumah a tenu à rappeler que la lutte contre la fraude aux examens doit s’inscrire dans le strict respect des textes en vigueur.

« Je n’ai aucun reproche à faire concernant l’application des règlements, car lorsqu’une personne est reconnue coupable de fraude, elle doit répondre devant la loi », a-t-il insisté.

En revanche, le responsable syndical s’est montré particulièrement critique sur les conditions de prise en charge médicale du jeune détenu. Selon lui, toute personne privée de liberté conserve son droit fondamental à recevoir des soins appropriés.

« Ce que je peux dire, c’est que lorsqu’un détenu demande à être évacué ou à bénéficier d’une prise en charge médicale, sa requête doit être entendue et traitée avec diligence », a-t-il déploré.

Pour Aboubacar Soumah, le véritable problème réside dans ce qu’il qualifie de défaillance des services chargés du suivi sanitaire des détenus.

« C’est le laxisme dans la prise en charge de ses soins que je condamne. La justice devrait changer cette attitude. Lorsqu’une personne est malade, qu’elle soit en détention ou non, elle doit être soignée et prise en charge, quelle que soit sa situation », a-t-il plaidé.

Le décès de Mamadou Djouma Bah continue de susciter une vive émotion et soulève de nombreuses interrogations sur les conditions de détention ainsi que sur le respect du droit aux soins des personnes incarcérées. Une affaire qui pourrait alimenter le débat sur les responsabilités des autorités pénitentiaires et judiciaires dans la protection de la vie des détenus.

 

Par nimba224.com

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