jeudi, juillet 2, 2026
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CRIEF : Cinq ans de prison pour le directeur général du Centre Jean-Paul II, plus de 17 milliards GNF à rembourser à l’État

CONAKRY – La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, ce mercredi 1er juillet, son verdict dans l’affaire impliquant le directeur général du Centre Jean-Paul II. Reconnu coupable de plusieurs infractions économiques graves, Soriba Soumah écope d’une lourde peine de prison, d’importantes sanctions financières et de la confiscation de ses biens.

Après plusieurs audiences, le procès de Soriba Soumah a connu son épilogue devant la chambre de jugement de la CRIEF. Le tribunal l’a déclaré coupable d’enrichissement illicite, de corruption d’agents publics, de faux et usage de faux en écritures publiques.

En répression, la Cour l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 50 millions de francs guinéens.

Son coaccusé, Souleymane Traoré, a quant à lui été reconnu coupable de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite. Il a été condamné à deux ans d’emprisonnement, dont 16 mois avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 20 millions de francs guinéens.

Sur l’action civile, la Cour a déclaré recevable la constitution de l’État guinéen en qualité de partie civile. Les deux condamnés devront lui verser, solidairement, 8 milliards 486 millions de francs guinéens, auxquels s’ajoutent 3 milliards 570 millions 567 mille francs guinéens.

En outre, Soriba Soumah a été condamné à payer personnellement 4 milliards 913 millions 500 mille francs guinéens.

À ces montants s’ajoute une autre condamnation solidaire d’un milliard de francs guinéens au profit de l’État, en réparation de l’ensemble des préjudices subis.

La chambre de jugement a également ordonné la confiscation de plusieurs biens appartenant à Soriba Soumah, notamment une parcelle située à Kenèndé, dans la préfecture de Dubréka, un véhicule de marque Mazda ainsi que d’autres biens identifiés à son nom. Leur gestion a été confiée à l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC).

Enfin, la Cour a ordonné la publication intégrale de la décision au Journal officiel, aux frais des condamnés, ainsi que l’exécution provisoire de la décision, marquant ainsi la fermeté de la juridiction dans ce dossier de corruption et d’atteinte aux deniers publics.

 

Par Hawa CAMARA

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