CONAKRY – Après la formation de plusieurs centaines d’agents recenseurs, l’Institut National de la Statistique franchit une étape cruciale dans la préparation du premier Recensement Général des Entreprises. À Lambanyi, 195 des meilleurs profils sont désormais appelés à assurer le contrôle et la supervision des opérations sur le terrain.
Ce vendredi 11 septembre, à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation de Guinée (ISSEG), à Lambanyi, une nouvelle étape majeure a été franchie avec le démarrage de la formation des chefs d’équipe et des contrôleurs.
Après la formation des agents recenseurs, organisée du 18 août au 2 septembre, l’INS s’attaque désormais à l’un des maillons les plus sensibles de l’opération : la supervision et le contrôle de la collecte des données.
Ils ont été évalués. Les 195 candidats ayant obtenu les meilleurs résultats ont été retenus pour assurer les fonctions de chefs d’équipe et de contrôleurs.
Sur le terrain, ces responsables devront accompagner les agents recenseurs, suivre l’évolution des opérations, contrôler la qualité des informations recueillies et veiller au strict respect des méthodes et procédures définies dans le cadre du RGE-1.
Autrement dit, ils seront les yeux et les relais de l’INS au cœur du dispositif de collecte; Une responsabilité qui explique l’importance accordée à cette nouvelle phase de formation.
Prévue les 11 et 12 septembre 2026, la session vise à renforcer les capacités opérationnelles des futurs chefs d’équipe et contrôleurs.
Rôles et responsabilités, outils de collecte, méthodes de travail, procédures de contrôle et mécanismes de supervision figurent notamment au cœur de la formation.
L’objectif est de parvenir à une chaîne de collecte suffisamment solide pour détecter rapidement les erreurs, corriger les insuffisances et garantir la cohérence des informations recueillies.
Car dans une opération statistique d’une telle ampleur, la quantité de données ne suffit pas : c’est leur fiabilité qui fera la valeur du recensement.
Derrière le RGE-1 se trouve un enjeu majeur pour l’économie nationale : mieux connaître les entreprises qui produisent, investissent, emploient et créent de la richesse en Guinée.
Le recensement doit permettre de disposer d’une meilleure photographie du tissu économique national, en prenant en compte les unités économiques formelles et informelles.
Combien d’entreprises existent réellement ? Où sont-elles implantées ? Dans quels secteurs évoluent-elles ? Quelle est leur taille ? Quelle est leur contribution à l’activité économique ? Quels sont leurs besoins ?
Autant de questions auxquelles le RGE-1 entend apporter des réponses statistiques fiables.
Le premier Recensement Général des Entreprises est mis en œuvre par le Gouvernement guinéen, en collaboration avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG) et la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), avec l’appui financier de la Banque mondiale.
Pour l’INS, l’enjeu est désormais de transformer la préparation technique en résultats concrets sur le terrain.La formation des agents recenseurs constituait une première étape.
La sélection et la formation des 195 chefs d’équipe et contrôleurs en constituent une deuxième, tout aussi stratégique.
Un recensement national peut mobiliser des centaines d’agents et générer des milliers de questionnaires. Mais sans supervision rigoureuse, les risques d’erreurs, de doublons, d’omissions ou d’informations incohérentes peuvent compromettre la qualité des résultats.
C’est pourquoi l’INS mise sur une organisation structurée : agents recenseurs sur le terrain, chefs d’équipe pour l’encadrement et contrôleurs pour la vérification. Une architecture destinée à sécuriser chaque étape de la collecte.
Le message est donc clair : l’INS ne veut pas simplement compter les entreprises. Il veut produire une base statistique suffisamment fiable pour servir de référence aux décisions publiques et économiques.
Les données issues du RGE-1 devraient contribuer à améliorer la connaissance du secteur privé et à orienter les politiques publiques.
Planification économique, soutien aux entreprises, investissement, emploi, fiscalité, développement local ou encore accompagnement des acteurs économiques : des données fiables constituent un préalable à des politiques publiques mieux ciblées.
Le RGE-1 apparaît ainsi comme bien plus qu’une opération statistique.
Et son succès dépendra désormais de la capacité des équipes mobilisées à transformer la formation reçue en collecte rigoureuse, contrôlée et exhaustive. À Lambanyi, l’INS vient donc de franchir une nouvelle marche.
195 chefs d’équipe et contrôleurs sont désormais appelés à prendre le relais pour sécuriser le terrain.
Le compte à rebours, lui, continue.
Par nimba224.com






