À Kiroti, ce ne sont pas les pluies seules qui font déborder les eaux. Les déchets jetés aux abords du pont ont obstrué les dispositifs d’évacuation, provoquant la stagnation des eaux sur la chaussée. Face à cette situation, le ministère des Infrastructures annonce des travaux d’urgence dès ce jeudi.
La scène est devenue préoccupante sur la voie d’accès au pont de Kiroti. Des eaux stagnantes ont envahi la chaussée, perturbant la circulation et faisant ressurgir une vieille équation urbaine : infrastructures modernes, mais incivisme persistant.
Pour comprendre l’origine du problème et apporter une réponse rapide, une mission du ministère des Infrastructures s’est rendue sur place ce mercredi 12 août 2026. Les équipes de contrôle ainsi que l’entreprise ayant réalisé l’ouvrage ont participé au constat.
Sur le terrain, le constat est sans appel : d’importantes quantités de déchets se sont accumulées sur la voie et autour de l’infrastructure. En obstruant les canaux destinés à évacuer les eaux de ruissellement, ces détritus ont favorisé l’accumulation de sable et empêché l’eau de circuler normalement.
Conséquence directe : l’eau ne s’évacue plus, elle stagne sur la chaussée.
Face à l’urgence, le ministre des Infrastructures a instruit ses services techniques de prendre les dispositions nécessaires pour rétablir rapidement le système d’évacuation.
Dès ce jeudi 13 août, la mission de contrôle et l’entreprise contractante doivent intervenir pour procéder notamment au curage et au débouchage des gargouilles, mais aussi à l’élargissement de plusieurs canaux d’évacuation. L’objectif est double : permettre à l’eau de retrouver son chemin et éviter que le même scénario ne se reproduise lors des prochaines pluies.
Mais derrière cette intervention technique se cache une autre urgence : celle de la responsabilité collective.
Le ministère des Infrastructures dénonce l’accumulation des ordures autour des ouvrages routiers et appelle les populations riveraines à mettre fin aux dépôts anarchiques de déchets. Car chaque déchet jeté sur la chaussée ou dans un canal peut devenir un obstacle à l’évacuation des eaux, accélérer la dégradation des infrastructures et exposer les usagers à des risques supplémentaires.
À Kiroti, l’eau stagnante n’est donc pas seulement une affaire de pluie ou de caniveaux. Elle est aussi le révélateur d’un problème de civisme. Les travaux annoncés devraient permettre de rétablir rapidement la situation. Mais leur efficacité à long terme dépendra également du comportement des populations riveraines.
Le message des autorités est clair : construire des infrastructures coûte cher ; les préserver commence par un geste simple — ne pas les transformer en dépotoirs.
Par Hawa CAMARA






