KINDIA – C’est une attaque qui frappe au cœur du service public de l’information. La station régionale de la Radio Télévision Guinéenne (RTG) de Kindia est totalement privée de diffusion après un audacieux acte de vandalisme perpétré dans la nuit du dimanche au lundi 20 juillet 2026. Des individus non identifiés ont sectionné et emporté les principaux câbles de transmission, plongeant la ville dans un véritable black-out audiovisuel.
Le coup, manifestement préparé avec précision, a visé les installations stratégiques du centre de diffusion situé au quartier Fissa-Hôpital. Les malfaiteurs ont dérobé les feeders, ces câbles indispensables qui relient les pylônes aux équipements techniques. En quelques minutes, ils ont réussi à neutraliser l’ensemble du système de diffusion hertzienne de la radio et de la télévision nationales.
« Ils sont venus entre 3 heures et 4 heures du matin pour couper les câbles. Moi, je suis rentré à 2 heures. Ces câbles relient les pylônes à la salle des équipements. Il y a un vigile chargé de sécuriser le site, mais je ne peux pas me prononcer sur son travail. Mon rôle est d’assurer le fonctionnement des émetteurs », a expliqué Alpha Amadou Baba Sy, technicien chargé des émetteurs à la RTG Kindia.
Au-delà du préjudice matériel, cet acte prive désormais des milliers de citoyens de leur principal accès aux programmes du média public. Les émetteurs étant hors service, la RTG n’est plus en mesure de diffuser ses émissions par voie hertzienne dans les différents quartiers de Kindia.
« Ces câbles transportent les signaux audio et vidéo vers les émetteurs. Sans eux, les populations ne peuvent plus recevoir la radio ni la télévision nationales. Seuls les abonnés à Canal+ continuent d’avoir accès aux programmes. Nous avons immédiatement informé notre hiérarchie », a précisé le technicien.
Ce sabotage soulève également de nombreuses interrogations sur la sécurité des infrastructures publiques. Comment un site stratégique, censé être placé sous surveillance permanente, a-t-il pu être la cible d’une telle opération sans que les auteurs ne soient inquiétés ?
En attendant le remplacement de ces équipements hautement spécialisés et l’ouverture d’une enquête pour identifier les responsables, la RTG reste réduite au silence à Kindia, privant toute une ville de l’accès aux informations et aux programmes du média national. Une situation qui remet au premier plan la question de la protection des infrastructures essentielles de l’État.
Par nimba224.com






