CONAKRY – Une nouvelle tragédie secoue Conakry. En quelques secondes, un imposant immeuble de R+9 en construction s’est transformé en un immense amas de béton, piégeant des ouvriers qui dormaient sur le chantier. Le drame, survenu dans la nuit du jeudi au vendredi 17 juillet 2026 à Kaporo, a fait au moins un mort et plusieurs blessés, tandis que les secours poursuivent une course contre la montre pour retrouver d’éventuels survivants.
Le sinistre s’est produit dans le secteur « Diallo Samba », à proximité du lycée de Kaporo, dans la commune de Ratoma. Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs travailleurs avaient passé la nuit sur le chantier lorsqu’une partie, puis l’ensemble de la structure, s’est brutalement effondrée, les ensevelissant sous des tonnes de gravats.
Alertés en urgence, les équipes de la protection civile, appuyées par les forces de défense et de sécurité, ont immédiatement lancé les opérations de sauvetage. Plusieurs victimes ont été extraites des décombres et transportées vers des structures sanitaires, certaines dans un état jugé préoccupant. Un corps sans vie a également été retrouvé, portant le bilan provisoire à un décès.
L’effondrement n’a pas seulement coûté des vies humaines. La violence de la chute a également endommagé plusieurs habitations et bâtiments voisins, provoquant d’importants dégâts matériels et une vive panique parmi les habitants du quartier.
Au moment où ces lignes sont écrites, les recherches se poursuivent sans relâche. Des témoignages concordants laissent craindre que d’autres personnes soient encore coincées sous les ruines, rendant le bilan susceptible de s’alourdir dans les prochaines heures.
Les causes exactes de cette catastrophe restent inconnues. Une enquête devra établir les circonstances de l’effondrement, vérifier le respect des normes de construction et situer les responsabilités. Ce nouveau drame relance avec acuité le débat sur le contrôle des chantiers, la qualité des constructions et l’application des règles d’urbanisme en Guinée.
Par M.DIALLO






