CONAKRY – La recrudescence des accidents de la circulation en Guinée pousse les autorités à changer de braquet. Alors que les drames routiers se multiplient à un rythme inquiétant, le gouvernement a décidé de renforcer son arsenal de prévention avec des mesures jugées fermes pour freiner cette spirale meurtrière.
C’est dans ce contexte que le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a rencontré, ce mercredi 1er juillet, les représentants des faîtières des transporteurs au siège de son département. Objectif : identifier les causes de cette hausse alarmante des accidents et arrêter des mesures immédiates pour renforcer la sécurité routière.
Cette rencontre intervient quelques jours après le tragique accident survenu à Mamou, qui a profondément choqué l’opinion publique. Selon les premières conclusions évoquées au cours des échanges, le facteur humain apparaît comme la principale cause présumée de ce nouveau drame, relançant le débat sur les comportements à risque sur les routes.
Devant les responsables du secteur, le ministre a lancé un appel à la responsabilité collective. Il a insisté sur l’impérieuse nécessité de faire respecter le Code de la route et de mettre un terme aux pratiques qui continuent d’alimenter les statistiques des accidents.
Les discussions ont notamment mis en évidence plusieurs facteurs récurrents : la surcharge des véhicules, les excès de vitesse, le défaut de contrôle technique, mais aussi la fatigue des conducteurs, autant de manquements qui contribuent à l’augmentation des accidents, souvent aux conséquences dramatiques.
Au terme de cette concertation, gouvernement et transporteurs se sont accordés sur une série de décisions. La plus marquante porte sur l’interdiction provisoire, pour une durée de trois mois, de la circulation nocturne de tous les véhicules gros porteurs sur les routes nationales.
Présentée comme une mesure d’urgence, cette disposition vise à réduire le risque d’accidents graves sur les principaux axes routiers, particulièrement durant les heures où la faible visibilité et la baisse de vigilance augmentent les dangers.
Les autorités assurent que cette décision fera l’objet d’un suivi rigoureux afin d’en garantir l’application effective. Elles appellent également l’ensemble des acteurs du transport à une mobilisation sans précédent pour instaurer une véritable culture de la sécurité routière et mettre un frein à l’hécatombe qui continue de coûter la vie à de nombreux usagers des routes guinéennes.
Par M.DIALLO






