Conakry — La Guinée engage une mobilisation d’envergure pour préserver son patrimoine naturel. Sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah, le ministère de l’Environnement et du Développement durable a officiellement lancé, ce mardi à Conakry, le Forum de la biodiversité 2026, réunissant plus de 200 acteurs autour de l’avenir des aires protégées du pays.
Ce rendez-vous stratégique marque le coup d’envoi de concertations nationales déterminantes, notamment pour la mise en place du futur Réseau guinéen des aires protégées (REGAP), ainsi que pour les mécanismes de compensation des pertes de biodiversité liées aux grands projets, en particulier le programme Simandou.
Durant deux jours, autorités publiques, communautés locales, opérateurs privés, partenaires techniques et financiers et organisations de la société civile confrontent leurs visions autour d’un enjeu central : concilier croissance économique et préservation durable des ressources naturelles.
Au cœur des échanges, la structuration du REGAP apparaît comme une priorité. Ce dispositif ambitionne de renforcer et d’étendre le réseau des aires protégées à travers des zones stratégiques, dans une approche participative intégrant les réalités locales et les impératifs de conservation.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique du Programme Simandou 2040, impulsé par le président Mamadi Doumbouya, qui fait de la protection de l’environnement un pilier du développement national.
À travers ce forum, la Guinée envoie un signal fort : la croissance ne se fera pas au détriment de la biodiversité. Le pays entend désormais bâtir un modèle de développement où exploitation des ressources et sauvegarde des écosystèmes avancent de concert, dans une logique de responsabilité et de durabilité.
Par nimba224.com






