Conakry, 20 avril 2026 — Le gouvernement guinéen passe à l’offensive pour faire inscrire le massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé, ce lundi, une séance de travail stratégique dédiée à ce dossier jugé prioritaire.
Au cœur de la rencontre : insuffler un nouvel élan au processus, longtemps freiné, en renforçant la coordination entre les acteurs et en structurant une approche plus cohérente et concertée. L’exécutif entend ainsi corriger les failles qui avaient fragilisé la précédente tentative de soumission.
Face aux responsables des départements concernés, le chef du gouvernement a été sans détour : la réussite de cette candidature passe par une mobilisation totale et une meilleure synergie institutionnelle. Il a notamment insisté sur l’urgence de combler les insuffisances techniques relevées lors des évaluations antérieures.
Au-delà de l’enjeu patrimonial, Amadou Oury Bah a mis en avant la dimension stratégique du massif du Fouta Djallon. Véritable château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, ce site d’exception représente un atout environnemental majeur, mais aussi un levier diplomatique et géopolitique pour la Guinée sur la scène régionale et internationale.
Cette relance du processus d’inscription s’inscrit dans une volonté affirmée de valoriser le patrimoine naturel national, tout en renforçant l’attractivité du pays et son rayonnement à l’échelle mondiale.
Reste désormais à transformer cette volonté politique en dossier solide, capable de convaincre l’UNESCO et d’inscrire durablement le Fouta Djallon parmi les joyaux du patrimoine mondial.
Par nimba224.com






