Conakry — Le ton est donné : le ministère des Infrastructures veut passer à la vitesse supérieure. Réunis en conseil de cabinet ce lundi, sous la présidence du ministre Facinet Sylla, les cadres du département ont affiché une détermination claire à intensifier la mise en œuvre des grands projets structurants du pays.
Dès l’ouverture des travaux, la réunion a été marquée par une séquence symbolique forte : la célébration de la distinction du Président de la République, Mamadi Doumbouya, sacré « Super Grand Bâtisseur 2026 » à Abidjan, dans le cadre du Trophée Babacar Ndiaye. Une reconnaissance continentale qui vient conforter, selon le ministère, la dynamique engagée en matière de développement des infrastructures.
Sur le plan opérationnel, le ministre Facinet Sylla a dressé le bilan de sa récente mission en Haute Guinée. Il s’est dit satisfait des avancées observées, saluant notamment la mobilisation et les performances de l’Agence de Gestion des Routes (AGEROUTE Guinée S.A.), en première ligne sur plusieurs chantiers routiers.
Mais au-delà du bilan, c’est la vision qui s’impose. Le Programme Simandou 2040 est désormais érigé en référence stratégique incontournable, servant de cadre de cohérence à l’ensemble des projets du département. Une orientation assumée pour garantir des investissements alignés sur les ambitions de transformation économique du pays.
Parmi les dossiers jugés prioritaires, le projet d’autoroute 2×2 voies Hamdallaye–Sonfonia cristallise toutes les attentions. Le ministre a donné des instructions fermes pour accélérer sa mise en œuvre, avec un accent particulier sur la construction de l’échangeur de Hamdallaye et l’aménagement de déviations efficaces. En ligne de mire : préserver la fluidité du trafic et limiter l’impact des travaux sur les usagers.
La réunion s’est conclue par une analyse technique approfondie des projets en cours, débouchant sur des recommandations concrètes pour lever les blocages et améliorer les délais d’exécution.
À travers cette mobilisation, l’exécutif guinéen envoie un message sans ambiguïté : les infrastructures restent au cœur de la transformation nationale, et chaque chantier devra désormais répondre à une exigence accrue de performance et de résultats.
Par F. KEÏTA






