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Guinée : coup de tonnerre dans le secteur minier, plus de 40 permis de carrières brutalement retirés

Le gouvernement guinéen vient de frapper un grand coup dans le secteur extractif. Dans un arrêté rendu public mardi 10 mars 2026 à la télévision nationale, le ministère des Mines et de la Géologie a décidé de retirer immédiatement plus de quarante permis d’exploitation de carrières détenus par plusieurs sociétés locales et étrangères.

Cette décision spectaculaire s’apparente à un véritable coup de balai dans le cadastre minier, visant principalement des entreprises dont les titres étaient expirés depuis plusieurs années, parfois sans renouvellement ni régularisation administrative.

Une offensive contre les permis dormants

Selon les autorités, cette mesure s’inscrit dans une stratégie claire : mettre fin à l’occupation passive des titres miniers et rétablir la discipline dans l’exploitation des ressources naturelles.

L’arrêté s’appuie sur plusieurs bases juridiques solides, notamment les articles 3, 61, 77, 82, 88 et 89 du Code minier guinéen, le décret de 2014 sur la gestion des titres miniers, mais aussi la loi de 2021 encadrant les activités de carrières et la loi de 2022 relative au contenu local.

Pour le ministère des Mines, il s’agit d’un signal fort envoyé à tous les opérateurs du secteur : les titres miniers ne peuvent plus être conservés indéfiniment sans exploitation effective ni respect des obligations légales.

Dolérite : plusieurs sociétés déchues de leurs droits

Dans la catégorie de l’exploitation de dolérite, plusieurs entreprises perdent officiellement leurs permis en raison de leur expiration.

Parmi elles figurent notamment :

Car Bel Air Mining S.A., Car International d’Exploitation, Chine-Afrique Business S.A.R.L., Chine-Haoqiang Mining S.A.R.L., Shanghai P.U. Zen S.A.R.L., DCE Construction S.A.R.L., Soumaoro Construction (Soumaco), Chine 666 Mining Limited S.A.R.L., Oming Bird Guinea Corporation et Société Cissé S.A.R.L.

Pour certaines de ces sociétés, les permis étaient expirés depuis 2018 ou 2019, révélant l’ampleur des irrégularités dans la gestion de certains titres.

Granite : la vague de retraits la plus massive

Le granite est la substance la plus touchée par cette purge administrative. Plusieurs acteurs importants du secteur se retrouvent désormais privés de leurs droits d’exploitation.

Parmi les sociétés concernées figurent notamment :

Simfer S.A., Guiter Mining / Guiter S.A. (cinq permis retirés), Tudor S.A.R.L. et Tudor S.A.R.L.U., Guinea Crown Mining Company, Brasserau Construction, Granite d’Industrie et de Commerce, S.I.E.C., Sacko Ingénierie et Construction, Guinéen-Brentoche S.A.R.L., Granitor S.A.R.L., Société de Gestion et de Construction Guinéenne, Mac Investissement S.A.R.L., Manquepas Agro-Mining S.A.R.L., Société Guinéenne de Logistique et de Mines, FEBI ITC S.A.R.L., Awassou Investment S.A., Carrière de l’Émergence S.A. et MAG S.A.R.L.

Plusieurs de ces titres étaient arrivés à expiration depuis plus de cinq ans, selon les informations rendues publiques.

Sable et latérite également visés

Le secteur du sable et de la latérite n’échappe pas à cette vaste opération d’assainissement.

Le ministère des Mines a également retiré des permis détenus par China Road and Bridge Corporation (CRBC), Sakon Construction S.A.R.L., Agacete S.A.R.L., Guinée Original Co. Ltd S.A.R.L. et Moncy S.A.R.L.

À travers cette décision, les autorités de la transition affichent leur volonté de remettre de l’ordre dans la gestion du patrimoine minier national, longtemps critiquée pour son manque de rigueur.

En retirant ces permis expirés, le gouvernement entend libérer plusieurs périmètres stratégiques, qui pourraient désormais être réattribués à des opérateurs capables de respecter les cahiers des charges, les obligations environnementales et les délais d’exploitation.

Dans un pays où les ressources minières représentent l’un des principaux leviers de croissance économique, ce coup de balai administratif apparaît comme un tournant majeur dans la gouvernance du secteur.

Une chose est désormais claire : les titres dormants et les exploitations irrégulières ne semblent plus tolérés dans le paysage minier guinéen.

 

 

 

Par nimba224.com

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