La justice a tranché. Malgré les dénégations répétées de l’accusé, le tribunal de première instance de Mafanco a condamné Alseny Soumah à cinq ans de prison ferme pour viol sur mineure. Le verdict est tombé lors de l’audience criminelle du mercredi 14 janvier 2026, mettant un terme à une affaire sensible impliquant une victime âgée de seulement 15 ans.
Le déni face à la loi
Tout au long de la procédure, Alseny Soumah a nié les faits avec constance. À la barre, il a tenté de banaliser l’accusation, affirmant entretenir une relation amoureuse avec la plaignante et allant jusqu’à évoquer une éventuelle intention de mariage. Selon sa version, les rapports sexuels auraient été consentis.
Le consentement d’une mineure, un non-sens juridique
Lors des réquisitions, le ministère public a rappelé un principe fondamental du droit pénal : une mineure de 15 ans ne peut légalement consentir à un acte sexuel. Estimant les faits établis et d’une extrême gravité, le parquet avait requis dix ans de réclusion criminelle contre l’accusé.
Dans son délibéré, le tribunal, présidé par la juge M’Balou Traoré, a d’abord pris acte du désistement de la partie civile. Mais cette démarche n’a pas pesé sur l’issue du procès. Après examen minutieux des éléments du dossier, la juridiction a retenu la culpabilité d’Alseny Soumah pour le crime de viol.
Pour la répression, il a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme.
Ce verdict envoie un message clair : le viol d’une mineure ne saurait être relativisé ni maquillé sous le couvert d’une prétendue relation amoureuse. La justice rappelle ainsi que la protection de l’enfance demeure une priorité absolue et que le silence ou le retrait de la victime ne fait pas obstacle à l’action pénale.
À Mafanco, la parole judiciaire a été sans équivoque : la loi protège les mineures, et les auteurs devront en répondre.
Lansana YANSANÉ






