Une tension passagère a secoué la prison civile de Kindia ce lundi 2 juin 2025, suite à une fouille inopinée menée par une équipe mixte de gendarmes et de policiers. L’opération, déclenchée sans coordination préalable avec l’administration pénitentiaire, a brièvement suscité l’incompréhension et la résistance de certains détenus.
Selon les précisions du substitut du procureur près le tribunal de première instance de Kindia, Jean Pierre Tolno, la situation a rapidement été maîtrisée grâce à une intervention judiciaire sur place. « Il ne s’agissait pas d’une véritable tension, mais plutôt d’un malentendu. Après clarification, les détenus ont coopéré », a-t-il déclaré, minimisant l’incident.
L’opération entrait dans le cadre de fouilles régulières visant à sécuriser l’établissement carcéral et à retirer tout objet prohibé des cellules. « Ce n’est pas une première. J’ai moi-même dirigé plusieurs opérations similaires, parfois avec des résultats importants comme la saisie de plus de 300 téléphones portables, sans aucun incident », a rappelé le magistrat.
À l’origine de cette confusion : l’irruption surprise d’agents des forces de sécurité sans concertation avec les surveillants de la prison. Cette méthode a été perçue comme intrusive, provoquant des réactions immédiates chez les détenus, avant que la communication ne rétablisse le calme.
Le parquet tient à rassurer : l’objectif de ces fouilles est strictement sécuritaire. « Elles permettent d’éliminer les objets illicites pour garantir la sécurité de tous, y compris celle des prisonniers », a conclu Jean Pierre Tolno.
Le calme est désormais revenu à la maison centrale de Kindia.
Par H. Camara






