Le procès impliquant Harouna Moussa Diallo, Mamadou Dian Soumah et Marie Condé a débuté au tribunal de Dixinn. Les trois prévenus sont accusés de harcèlement, de diffamation et de complicité. Ils sont poursuivis par Marie Madeleine Koundouno, entrepreneure et coépouse de Marie Condé. La plaignante a accusé sa coépouse d’utiliser les réseaux sociaux et les gardiens pour l’attaquer.
Lors de son témoignage, Marie Madeleine Koundouno, âgée de 41 ans, a expliqué les raisons qui l’ont poussée à porter plainte contre ses gardiens et sa coépouse : « Depuis un an et trois mois que je suis mariée, je suis victime de harcèlement et de diffamation de la part de ma coépouse. Cela a atteint un point tel que je crains pour ma sécurité. Une personne capable de payer pour obtenir des informations privées sur mes faits et gestes est prête à tout pour me nuire. »
Elle a précisé que son chauffeur l’avait informée des complots orchestrés contre elle par ses gardiens et sa coépouse, et qu’il avait enregistré des conversations où Harouna Moussa Diallo la qualifiait de femme de mœurs légères. Par ailleurs, Marie Condé aurait diffusé des vidéos sur Facebook et TikTok dans lesquelles elle laissait entendre des accusations sans mentionner directement son nom.
« Elle a même montré ma photo à des connaissances, me qualifiant de prostituée, et a dit à mon mari que j’avais des amants », a ajouté la plaignante.
Marie Madeleine Koundouno a expliqué que, suite à ces événements, elle avait décidé de porter plainte contre les gardiens. Harouna Moussa Diallo, lors de l’enquête, avait affirmé avoir été payé par Marie Condé pour l’espionner, mais a par la suite nié ses déclarations. La plaignante a également mentionné des appels et messages anonymes qu’elle recevait régulièrement, qu’elle attribue à Marie Condé.
L’avocat de la partie civile a demandé la comparution de la domestique Lemoun Ndiaye et du chauffeur Mohamed Keïta pour éclaircir l’affaire. Le représentant du ministère public a soutenu cette demande, ajoutant la comparution de l’époux de la plaignante, Mounir Laser. Les avocats de la défense n’ont exprimé aucune objection.
Le juge a décidé de renvoyer le dossier au 29 avril pour la comparution des témoins et la poursuite des débats.
Source : M. Diallo






