À moins d’un mois du congrès national de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le ton se durcit au sommet du parti. Ce samedi 14 juin 2025, Kalemoudou Yansané, vice-président de la formation dirigée par Cellou Dalein Diallo, a lancé un ultimatum sans ambiguïté aux membres souhaitant briguer un poste au sein du futur bureau exécutif.
Réunis comme chaque semaine en assemblée générale au siège du parti, les militants ont été les premiers témoins d’un message de fermeté adressé par le vice-président à tous les prétendants à une fonction au sein du prochain organe dirigeant.
« Si vous ne vous présentez pas à la permanence du parti d’ici le 20 juin, à 18 heures, pour confirmer votre volonté de participer au congrès, vous serez automatiquement considérés comme démissionnaires. La presse est témoin », a-t-il déclaré d’un ton catégorique.
Un congrès sous tension et sous haute surveillance
Prévu pour le 6 juillet 2025 à Conakry, le congrès de l’UFDG s’annonce crucial pour l’avenir du parti, alors que son leader, Cellou Dalein Diallo, est toujours en exil. Il s’agira de renouveler un bureau exécutif dont près de 350 membres ont été élus lors du dernier congrès, mais dont une partie est désormais absente pour diverses raisons :
« Certains sont décédés, d’autres ont rejoint le pouvoir, d’autres encore ont disparu des radars », a énuméré Yansané.
Dans cette optique, une permanence spéciale a été installée au siège du parti pour permettre à tout membre du bureau sortant souhaitant renouveler sa candidature de s’enregistrer avant la date butoir du 20 juin. Passé ce délai, aucune réclamation ne sera acceptée.
Des conditions strictes pour être candidat
Le message de Kalemoudou Yansané ne s’est pas arrêté à l’enregistrement. Il a rappelé avec insistance les conditions d’éligibilité internes pour aspirer à une fonction de responsabilité au sein du parti :
« Il ne suffit pas de se réveiller à l’approche du congrès pour revendiquer un statut. Si vous ne participez pas aux réunions, si vous ne contribuez pas au fonctionnement du parti, vous n’êtes pas digne d’être candidat », a-t-il martelé.
Il a également annoncé que la participation active aux réunions statutaires, notamment celles du bureau exécutif (vendredi) et du bureau politique (mercredi), serait prise en compte de manière déterminante.
« Tous ceux qui sont présents aux réunions sont enregistrés dans les procès-verbaux. Et lorsqu’il faudra trancher, une discrimination positive sera faite en leur faveur », a prévenu Yansané.
Ce coup de semonce vise clairement à remobiliser les troupes et à éviter les candidatures opportunistes. Le vice-président insiste : faire partie d’un parti politique implique des droits, mais aussi des devoirs.
« Nous avons besoin de cadres loyaux, impliqués et constants. Pas de fantômes politiques qui réapparaissent uniquement à la veille des échéances », a-t-il lancé.
En clair, l’UFDG durcit les règles internes à l’approche de son congrès pour consolider ses structures, redéfinir ses priorités, et affirmer son autorité dans un paysage politique guinéen en pleine mutation.
Par M. Diallo






