Un nouveau séisme pourrait bientôt ébranler le paysage syndical guinéen. Après la démission fracassante de Michel Pépé Balamou des instances de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) en novembre 2025, le Syndicat National de l’Éducation (SNE), qu’il dirige, s’engage désormais sur la voie d’une désaffiliation qui s’annonce lourde de conséquences.
Dans une publication officielle diffusée sur sa page Facebook, sous le titre sans équivoque « Convocation d’une consultation générale des structures centrales et déconcentrées », le Secrétaire général du SNE a lancé le processus devant conduire à une rupture formelle avec la centrale historique.
À travers une instruction adressée aux huit coordinateurs régionaux ainsi qu’au Secrétaire administratif, Michel Pépé Balamou a ordonné l’ouverture d’une large consultation interne. Celle-ci vise à recueillir les positions des membres du bureau exécutif national, ainsi que celles des secrétaires généraux communaux et préfectoraux du syndicat.
Objectif clairement affiché : acter une désaffiliation « définitive » et « avec effet immédiat » du SNE de l’USTG.
Le calendrier est serré. Les résultats de cette consultation interne sont attendus au plus tard le samedi 18 avril 2026, au niveau du secrétariat administratif du bureau exécutif national.
Dans son appel, le Secrétaire général exhorte les responsables syndicaux à faire preuve de diligence afin de renforcer la crédibilité du SNE auprès du corps enseignant. Selon le communiqué, une frange importante des enseignants exprimerait désormais une volonté de rupture avec les structures syndicales traditionnelles.
En ligne de mire : des accusations récurrentes de « doubles jeux » imputées à certaines centrales et fédérations, accusées de maintenir les travailleurs dans une précarité persistante.
Si elle se confirme, cette désaffiliation marquerait un tournant majeur pour le SNE et porterait un coup potentiellement sévère à l’USTG, déjà fragilisée par des départs et des tensions internes. Le syndicalisme guinéen pourrait ainsi entrer dans une nouvelle phase de recomposition, aux équilibres encore incertains.
Par M. DIALLO






