Zone frontalière à haute densité aurifère, Mandiana fait désormais partie des priorités sécuritaires du pays. Face à la recrudescence du banditisme dans cette région stratégique, une unité d’élite de la police vient d’y être déployée.
Face à l’essor de la criminalité transfrontalière dans cette préfecture aurifère à la frontière du Mali, les autorités guinéennes passent à l’action. Le Directeur Général de la Police Nationale, Général de Division Djenaba Sory Camara, a officiellement procédé à l’installation de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) N°26 à Mandiana, marquant un tournant stratégique dans la lutte contre l’insécurité dans les zones sensibles.
Cette décision intervient à la suite d’une mission d’évaluation menée récemment par le Général Camara dans plusieurs localités frontalières du pays. Objectif : renforcer la présence de l’État et endiguer les multiples formes de criminalité qui y prospèrent.
La BAC 26, unité spécialisée de la Police Nationale, est conçue pour répondre aux menaces urgentes, notamment le banditisme armé, les trafics illicites et les agressions en zone frontalière. Elle travaillera en étroite collaboration avec les forces locales pour garantir la sécurité des citoyens et la stabilité de la région.
Depuis sa prise de fonction, le patron de la police guinéenne s’est engagé dans une restructuration sécuritaire ambitieuse, fondée sur le déploiement ciblé d’unités spécialisées dans les zones à risque. Sa vision est claire : aucune partie du territoire national ne doit être abandonnée à l’insécurité.
L’installation de cette brigade intervient également dans un contexte où la préfecture de Mandiana, riche en ressources minières, attire de plus en plus d’acteurs, mais aussi de menaces. Ce renforcement sécuritaire apparaît donc comme une réponse adaptée aux enjeux économiques et humains qui s’y jouent.
La sécurité de Mandiana est désormais l’affaire de professionnels aguerris.
Par Amara Bilal Condé





