Conakry – Un an après le référendum constitutionnel et l’élection présidentielle, l’heure du bilan a sonné. La Direction Générale des Élections (DGE) a lancé ce mercredi un atelier stratégique de trois jours pour passer au crible l’organisation des scrutins de 2025 et corriger les failles du système électoral.
Objectif : Analyser sans complaisance les forces, les insuffisances et les dysfonctionnements constatés, afin de renforcer la crédibilité des prochaines consultations.
Autour de la table : la Cour Suprême, le Conseil National de Transition, la Haute Autorité de la Communication, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et la DGE.
Les discussions portent sur des points névralgiques du processus électoral :
– La fiabilité du fichier électoral
– La gestion des candidatures et de la campagne
– La logistique et l’encadrement du personnel électoral
– La proclamation des résultats provisoires et définitifs
– La sensibilisation des électeurs et l’observation indépendante
Autant de maillons essentiels dont la solidité conditionne la confiance des citoyens.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Djenabou Touré, Directrice générale des Élections, en présence de figures majeures de l’appareil institutionnel : Fodé Bangoura, premier président de la Cour suprême, Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC, Sékou Koureissy Condé, président de l’ONASUR, ainsi que Mohamed Sékhou Camara, secrétaire général du MATD.
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est également associée aux travaux, preuve de l’enjeu stratégique de cette évaluation.
Au-delà d’un simple atelier technique, c’est un signal politique fort qui est envoyé : les scrutins de 2025 ne seront pas laissés sans examen critique.
Dans un contexte où la transparence électorale demeure un sujet sensible, la DGE veut démontrer sa volonté d’amélioration continue et de coordination renforcée entre institutions.
Trois jours d’échanges pour un objectif majeur : consolider la crédibilité du processus électoral et prévenir toute contestation future.
Le système électoral guinéen est en révision. Et cette fois, l’exigence est affichée.
Par nimba224.com






