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Scrutin référendaire: « Il faut en finir avec la transition, et ce référendum est le premier pas », estime Mohamed Cissé de la NG

Le peuple de Guinée se prononce sur le projet de nouvelle constitution porté par le gouvernement, à travers un scrutin référendaire, ce dimanche 21 septembre. Dans ce contexte, le leader du parti Nouvelle Génération (NG), Mohamed Cissé, a accompli son devoir civique en validant son choix par un vote.

Pour cet acteur politique qui a voté ce matin, il est temps de mettre fin à une transition qui n’a que trop duré et qui, selon lui, mène le pays dans une impasse totale. « Citoyens guinéens, aujourd’hui, près de 7 millions de Guinéens sont appelés à s’acquitter de leur devoir civique », a-t-il déclaré. « Le référendum n’est pas une question de leader politique. Il s’agit de signer un contrat avec les dirigeants actuels, mais aussi avec les futurs dirigeants. C’est un texte qui va fédérer le pays, notre génération et les générations futures. Nous souhaitons que cette constitution soit adoptée pour servir de document de base, afin que nous n’ayons plus que des amendements en République de Guinée, et que l’on arrête d’avoir une nouvelle constitution à chaque occasion », a indiqué l’acteur politique.

Il a exprimé sa satisfaction quant au déroulement du vote. « J’ai pu faire le tour de plusieurs bureaux de vote grâce à un laissez-passer, et j’ai constaté l’engouement et la sécurité. C’est une chose salutaire. Je saisis cette occasion pour remercier les autorités ainsi que les forces de l’ordre et de sécurité qui ont déployé d’importants moyens pour que ceux qui désirent voter puissent le faire dans la paix et la tranquillité », dit-il

Sur le processus du scrutin Référendaire, il a souligné qu’il y a trois choix possibles à faire: « Vous êtes pour le projet et vous cochez ‘Oui’, vous êtes contre et vous cochez ‘Non’, ou vous ne souhaitez pas vous prononcer et vous vous abstenez. La démocratie veut que chacun puisse s’exprimer à sa façon. Jusqu’ici, c’est ce qui se passe, et j’en suis ravi », s’est-il exprimé.

Un Dispositif Sécuritaire Justifié

Ce scrutin référendaire se déroule dans un contexte particulier, caractérisé par le déploiement d’un important dispositif sécuritaire sur tous les axes routiers. Interrogé sur la question, Mohamed Cissé a affirmé : « Quoi que vous fassiez, les gens trouveront toujours quelque chose à redire. Si la sécurité avait été prise à la légère et que des incidents s’étaient produits, on aurait aussi critiqué, en disant qu’il fallait prendre toutes les mesures nécessaires. Je pense que le rôle premier d’un État est d’assurer la sécurité de chaque citoyen et de leurs biens », a-t-il signalé.

Il a ajouté il n’y a jamais de sécurité extrême quand il s’agit de défendre les citoyens. « Tant que l’on peut protéger les citoyens, il faut le faire. Les autorités ont estimé que 45 000 agents étaient suffisants pour sécuriser le scrutin. Même si ce chiffre était de 90 000, je n’y verrais aucun problème, pourvu qu’il n’y ait pas de perte en vies humaines et que l’élection se déroule dans la paix et la tranquillité. C’est ce qui est important », a-t-il martelé

Interrogé sur la signification de ce référendum pour la Guinée, la réponse du responsable politique est sans équivoque. Il estime qu’il faut en finir avec la transition. « J’ai eu l’occasion de dire à plusieurs personnes que même si je n’étais pas proche du CNRD (Comité national du rassemblement et du développement) aujourd’hui, j’aurais voté ‘Oui’ à cette nouvelle constitution. Même si elle proposait de transformer la République en un royaume, j’aurais voté ‘Oui’ pour la simple raison qu’il faut mettre fin à la transition », a expliqué Mohamed Cissé.

Il a également expliqué que de nombreux projets sont bloqués, notamment des financements, car le pays est dans une situation exceptionnelle. « Un pays qui se fixe pour objectif le développement ne peut pas vivre dans cette situation. Il faut donc en finir avec la transition, et ce référendum est le premier pas. On ne peut pas organiser d’élections présidentielle ou législative avec une charte de la transition ; cela ne se fait nulle part dans le monde », a ajouté le le leader politique.

Mohamed Cissé a conclu en soulignant le paradoxe dans certaines prise de positions : « Ceux qui demandent la fin de la transition et qui appellent en même temps au boycott du référendum sont en contradiction. On ne peut pas mettre fin à la transition sans d’abord se doter d’une nouvelle constitution », a-t-il conclu.

 

 

Par Lansana FOFANA

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