La République de Guinée vient de franchir une étape décisive vers son reclassement économique en validant politiquement son rapport national d’examen à mi-parcours du Programme d’action de Doha (2022-2031), dédié aux Pays les Moins Avancés (PMA).
Organisé par le Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, à travers la Direction nationale des Organisations internationales, avec l’appui du Système des Nations Unies, cet exercice stratégique de haut niveau a mobilisé l’ensemble des acteurs clés du développement : administrations publiques, partenaires techniques et financiers, secteur privé, société civile et agences onusiennes.
Cette validation traduit une volonté politique claire : sortir la Guinée de la catégorie des PMA avant la fin de la décennie.
Plus qu’un simple état des lieux, ce rapport constitue un outil stratégique d’orientation des politiques publiques. Il met en évidence des performances économiques solides, portées essentiellement par le secteur minier, mais souligne aussi les limites structurelles de cette croissance, faiblement créatrice d’emplois (4 à 5 %).
Le document pointe également des défis sociaux persistants, notamment en milieu rural, malgré des progrès en matière de digitalisation et de protection sociale. Les inégalités territoriales, en particulier entre Conakry et l’intérieur du pays, demeurent un enjeu majeur, tout comme le développement du capital humain.
Pour le Coordinateur résident par intérim du Système des Nations Unies, M. Jean-Marie Kipela, la sortie de la Guinée du groupe des PMA est désormais à portée de main, à condition d’accélérer les investissements dans la santé, l’éducation et la nutrition, piliers essentiels du reclassement onusien.
Ouvrant les travaux, le Secrétaire général du Ministère du Plan, l’Ambassadeur Kabèlè Soumah, a insisté sur la nécessité d’une traduction concrète des recommandations du rapport, en parfaite cohérence avec la vision nationale portée par le Programme Simandou 2040.
« Le temps de l’analyse doit céder la place à l’action, avec des plans sectoriels clairs, des budgets identifiés et des financements sécurisés », a-t-il martelé, appelant à une coordination intersectorielle renforcée pour transformer la croissance minière en diversification économique durable.
En clôture, il a salué l’engagement des experts nationaux et internationaux ainsi que des partenaires techniques et financiers, réaffirmant la détermination du gouvernement à garantir la cohérence des politiques publiques et une mise en œuvre efficace au service d’un développement durable, inclusif et résilient.
Par nimba224.com






