lundi, mars 2, 2026
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Plafonnement des prix : l’UDCG crie à l’injustice et accuse l’État de « sacrifier l’intérieur du pays »

CONAKRY – La polémique enfle autour du protocole d’accord sur le plafonnement des prix signé entre les autorités guinéennes et la Chambre de commerce. L’Union pour la défense des consommateurs de Guinée (UDCG) sort de sa réserve et dénonce un texte qu’elle juge profondément inéquitable.
Son président, M’Bany Sidibé, parle sans détour d’une « violation systématique des droits des consommateurs » et fustige un dispositif qui, selon lui, favorise Conakry au détriment des préfectures de l’intérieur.

Au cœur des critiques : la différenciation des prix par région, préfecture ou commune. Une approche que l’UDCG estime contraire aux principes d’équité sociale et à la réglementation générale des prix.
« On ne peut pas plafonner les prix selon la zone géographique. Tous les Guinéens doivent être traités sur un pied d’égalité », martèle M’Bany Sidibé.
L’organisation pointe notamment le cas du riz (variétés 25 % et 5 %), dont le traitement fiscal à la tonne créerait, selon elle, un déséquilibre entre les consommateurs de la capitale et ceux des autres régions.

Autre sujet de mécontentement : l’absence de plusieurs denrées de première nécessité dans le champ d’application de l’accord.
Viande, poisson, condiments… autant de produits incontournables du panier de la ménagère qui ne bénéficient d’aucun plafonnement. Plus surprenant encore, selon l’UDCG, certains prix plafonds fixés seraient supérieurs à ceux pratiqués sur certains marchés.
« Aujourd’hui, tout est cher : le riz, le sucre, l’oignon, les cuisses de poulet, l’huile rouge, le gombo… Les consommateurs étouffent », alerte le président de l’organisation.

L’Union pour la défense des consommateurs de Guinée appelle le gouvernement à revoir sa copie et à engager un dialogue inclusif avec les véritables acteurs du commerce et les importateurs afin d’obtenir une baisse réelle et uniforme des prix sur l’ensemble du territoire.

Pour l’UDCG, la justice sociale ne doit pas s’arrêter aux frontières de Conakry. Elle promet de poursuivre son combat jusqu’à l’obtention d’une harmonisation nationale des prix et d’un allègement concret du pouvoir d’achat des ménages.

La bataille des prix ne fait que commencer.

 

 

 

Par A. CAMARA

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