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Nouvelle Constitution : boycott discret de la cérémonie par plusieurs partis d’opposition

Conakry, 25 juin 2025 – La cérémonie de remise officielle du projet de la nouvelle Constitution au président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, prévue ce jeudi 26 juin au Palais Mohamed V, se tiendra sous l’absence remarquée de plusieurs formations politiques.

Malgré l’appel lancé par la Présidence à l’ensemble des forces vives, certains partis, notamment l’Union des forces républicaines (UFR) et le Bloc Libéral (BL), ont décliné l’invitation, évoquant un manque de transparence et de courtoisie institutionnelle.

L’UFR exige un formalisme protocolaire

Pour le parti dirigé par Sidya Touré, la participation à une telle rencontre exige une procédure formelle. « À l’heure où je vous parle, l’UFR n’a reçu aucune lettre d’invitation officielle. On ne peut pas participer à une cérémonie aussi importante sans preuve écrite. Nous n’irons pas sans convocation claire », a tranché Mouctar Khalissa, responsable des jeunes du parti.

Le Bloc Libéral reste sur sa ligne de refus

Le BL de Dr Faya Millimouno, lui, reste fidèle à sa position initiale de rejet du processus constitutionnel en cours. Contacté par nos soins, le président du parti a confirmé qu’aucun représentant ne se rendra à la cérémonie, sans pour autant donner davantage de précisions.

L’UDRP, prudente, conditionne sa présence

Du côté de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP), l’heure est à la réflexion. « Nous ne voulons pas être des intrus », a déclaré Dr Édouard Zotomou Kpoghomou. Le parti affirme n’avoir reçu aucune invitation, et réserve sa décision à une concertation interne.

Suspense chez les grands partis

Quant aux deux principales formations politiques, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et le RPG Arc-en-ciel, aucune position officielle n’a encore été rendue publique. Les deux partis indiquent qu’ils évaluent toujours la situation.

Dans un contexte politique tendu, cette cérémonie, censée marquer une étape majeure vers le retour à l’ordre constitutionnel, risque d’être ternie par ces absences symboliques. Un signe de fracture persistante autour du processus de transition.

Par Ousmane Bangoura

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