CONAKRY – Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) entend accélérer l’adéquation entre la formation, la recherche et les priorités économiques de la Guinée. C’est dans cette perspective que la ministre Djami Diallo a reçu une délégation de la Banque mondiale conduite par Dre Namrata R. Tognatta, spécialiste senior de l’éducation et cheffe du projet Centre d’excellence d’Afrique pour l’innovation et la croissance économique (CEA-INNOVATE), accompagnée de Dr Juan Baron, économiste principal.
Au cœur des échanges : le bilan du projet CEA-Impact, mis en œuvre sur la période 2019-2025, et les perspectives ouvertes par la nouvelle phase du programme CEA-INNOVATE, prévue pour 2027-2033.
À l’occasion de cette rencontre, les représentants de la Banque mondiale ont salué les résultats obtenus dans le cadre du projet CEA-Impact, tout en félicitant le ministère pour le leadership exercé durant sa mise en œuvre.
La nouvelle phase du programme ouvre désormais des perspectives pour renforcer les capacités des institutions d’enseignement supérieur et des établissements de formation technique et professionnelle.
Sous le pilotage du MESRS, la Guinée a soumis quatre projets conjoints impliquant quatre institutions d’enseignement supérieur et trois établissements techniques et professionnels. Les initiatives concernent quatre secteurs jugés stratégiques pour le développement national : les mines, la santé, l’agriculture et l’élevage.
Cette orientation traduit une volonté de rapprocher davantage les formations des besoins du marché du travail et des priorités socioéconomiques du pays.
Au-delà de la sélection des projets, les discussions ont porté sur les conditions nécessaires à leur mise en œuvre effective.
Les partenaires ont exprimé leur engagement à renforcer le plan d’implémentation au sein des institutions retenues et à veiller à la prise en compte des priorités définies par le ministère.
Ils ont également encouragé le cabinet ministériel à poursuivre son soutien institutionnel au point focal du projet et à mettre en place une unité de coordination au sein du département.
L’objectif est de consolider le pilotage institutionnel, d’améliorer le suivi des activités et de créer les conditions nécessaires à l’atteinte des résultats attendus.
Prenant la parole, la ministre Djami Diallo a salué la qualité du partenariat entre la Banque mondiale et le Gouvernement guinéen.
Elle a notamment mis en avant l’ambition portée par la Simandou Academy, appelée à contribuer à la transformation durable des ressources nationales. Dans cette perspective, elle a souligné la nécessité de disposer d’experts capables d’accompagner la réforme des programmes de formation et leur alignement sur les priorités économiques et sociales du pays.
Cette préoccupation renvoie à un enjeu majeur pour la Guinée : développer les compétences nationales nécessaires pour accompagner ses projets structurants, valoriser ses ressources et soutenir la diversification de son économie.
À travers son engagement dans CEA-INNOVATE, le MESRS entend capitaliser sur les acquis de CEA-Impact et consolider sa coopération avec la Banque mondiale.
Le défi sera désormais de transformer les projets soumis en formations de qualité, en compétences recherchées par les employeurs et en capacités nationales durables.
Pour la Guinée, la réussite de cette nouvelle phase dépendra notamment de la coordination des institutions bénéficiaires, de la pertinence des programmes de formation et de leur capacité à répondre concrètement aux besoins des secteurs stratégiques de l’économie.
Par M.DIALLO






