Le ridicule ne tue pas, et le silence ne suffit visiblement pas à apaiser la curiosité malsaine de certains. À l’image de l’hôpital se moquant de la charité, les critiques incessantes ne sauraient entraver la marche de ceux qui avancent avec conviction. Car, en vérité, le coassement des grenouilles n’empêchera jamais l’éléphant d’aller s’abreuver.
Aujourd’hui, l’égoïsme doublé d’une haine tenace pour autrui est devenu le passe-temps favori d’éternels insatisfaits, persuadés de détenir la vérité absolue. En quête de publicité gratuite, ces derniers n’hésitent pas à manipuler l’opinion, dénigrant leurs semblables en les qualifiant de marionnettes ou de carriéristes malhonnêtes.
Pour ma part, chaque prise de parole est l’expression de convictions personnelles et d’un engagement sincère. Tandis que certains préfèrent s’attarder sur la vie des autres, négligeant leur propre devenir, ils dissimulent davantage de “cadavres dans leurs tiroirs” que ceux qu’ils s’acharnent à décrier. Ils ont recours à des pratiques illégales, à la corruption et à la concussion pour couvrir leurs propres forfaitures.
Mon parcours est clair.
Je suis magistrat de profession, ayant exercé avec dévouement les fonctions de siège et de parquet. Depuis ma nomination comme Ministre de la Justice, par décision présidentielle, j’ai été mis à la disposition de l’administration centrale de la justice, abandonnant temporairement mes fonctions judiciaires pour œuvrer à la politique gouvernementale en matière de justice, d’État de droit et de droits de l’homme.
Depuis la dissolution du gouvernement, je n’exerce plus les fonctions de Garde des Sceaux, mais je conserve, comme tous les anciens ministres, le statut de membre du gouvernement.
Oui, je soutiens les acquis du gouvernement et la vision du Président Mamadi Doumbouya.
Est-ce un crime pour un ancien membre du gouvernement de réaffirmer son engagement aux principes de réforme et de modernisation que nous avons portés ? Est-ce contraire à mon statut de magistrat de débattre, d’analyser et d’interpréter les principes constitutionnels qui régissent notre nation ?
À ceux qui se préoccupent de ma rémunération, voici la réalité :
Je perçois un salaire conforme aux statuts de la magistrature, en tant qu’ancien Procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry. Comme tous les magistrats de rang équivalent, je bénéficie des droits liés à mon grade. Aujourd’hui, je n’occupe aucune fonction de jugement, d’instruction ou de poursuite ; je suis en position de détachement, en attente d’une affectation officielle par les voies légales prévues.
Que chacun balaie devant sa porte.
Il est aisé de critiquer publiquement ce que l’on accepte en privé. Beaucoup se revendiquent des valeurs du CNRD en coulisses, mais renient ces engagements en public. À ceux-là, je dis simplement : reposez-vous.
Par respect pour la magistrature, pour mon engagement envers le peuple de Guinée, je demeure fidèle à mes convictions, dans la clarté et la dignité.
Par nimba224.com






