La Direction Générale des Élections (DGE) a franchi un cap décisif. Dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril 2026, l’institution électorale a dévoilé la liste provisoire des partis politiques autorisés à participer aux prochaines législatives, attendues le 31 mai. Une annonce stratégique qui clarifie le jeu politique à quelques semaines d’un scrutin à forts enjeux.
Face à la presse, Madame Djénabou Touré, porte-voix de la DGE, a déroulé les chiffres et les mécanismes ayant conduit à cette première sélection. Sur les 28 formations politiques ayant déposé des dossiers de candidature, 21 ont été jugées conformes et retenues à titre provisoire.
Le scrutin s’appuiera sur une architecture électorale de 50 circonscriptions couvrant l’ensemble du territoire national et les Guinéens établis à l’étranger. Les 33 préfectures et les 13 communes de Conakry forment le socle national, complété par quatre grandes zones de la diaspora : Afrique, Europe, Asie et Amérique.
Dans un processus marqué par une vigilance accrue, la DGE affirme avoir conjugué rigueur administrative et flexibilité corrective. Dossiers incomplets, candidatures en doublon ou irrégularités diverses : chaque anomalie a donné lieu à des ajustements, en concertation avec les mandataires des partis.
« Lorsqu’un dossier était incomplet, nous avons demandé des corrections. En cas de candidatures multiples, seule l’investiture validée par le parti a été retenue », a expliqué Madame Touré. Les candidats invalidés ont été remplacés afin de maintenir la conformité des listes.
Autre exigence scrutée de près : le respect des quotas féminins, notamment pour les listes à la proportionnelle. La DGE insiste sur sa volonté d’encadrer un processus plus inclusif.
Malgré sa publication, la liste demeure provisoire. Elle est désormais soumise à l’examen de la Cour suprême, seule habilitée à la valider définitivement. En attendant, les listes nominatives seront affichées dans les démembrements de la DGE et publiées en ligne, conformément aux règles de transparence.
Dernière étape avant le coup d’envoi officiel de la campagne : le feu vert de la haute juridiction. Un passage obligé qui scellera la liste définitive des compétiteurs et ouvrira la bataille électorale pour la conquête de l’Assemblée nationale.
Le compte à rebours est lancé.
Par nimba224.com







