Kindia, la mythique Place des Martyrs s’est métamorphosée en un sanctuaire de la culture Soussou, marquant en fanfare l’ouverture de la 6e édition du festival Kania Soli. Pendant 72 heures, la “Cité des Agrumes” vibrera au rythme des danses ancestrales, des chants traditionnels et des couleurs éclatantes du patrimoine Soussou, dans une communion festive où passé, présent et avenir se donnent rendez-vous.

Ce festival, devenu une référence nationale, est bien plus qu’un événement culturel : c’est une affirmation identitaire, un retour aux sources, un moment de transmission et de renaissance pour les fils et filles de Kania. À travers Kania Soli, c’est tout l’héritage culturel du peuple Soussou qui est mis en lumière, célébré avec ferveur et partagé avec fierté.
Dès les premières lueurs du jour, la ville a été gagnée par une effervescence exceptionnelle. Vêtus de somptueux boubous en Kendili, tissu traditionnel emblématique, les Kindianais – enfants, anciens, notables et visiteurs – ont afflué par centaines vers la Place des Martyrs, animés par un même esprit : honorer les racines de leur culture.

Le décor, soigneusement préparé, reflétait la solennité et la chaleur de l’événement. Le site, impeccablement nettoyé et décoré, doit une fière chandelle à l’engagement silencieux mais remarquable des femmes de Kania, véritables gardiennes de la tradition et actrices essentielles de cette réussite.

Au-delà de la fête, Kania Soli est une vitrine de la richesse linguistique, artistique et spirituelle des Soussous, peuple fondateur de la ville de Kindia et pilier de l’histoire de la Basse-Côte. C’est un temps fort qui magnifie le rôle de la culture dans le renforcement de la cohésion sociale, le dialogue entre générations et la préservation de l’identité nationale.
Par son rayonnement, le festival Kania Soli s’impose désormais comme un pilier incontournable du calendrier culturel guinéen, et une véritable fierté pour la nation tout entière.
Par O.B






