Conakry, 30 juin 2025 – Un nouveau drame s’est produit en plein cœur de Kaloum. Ce lundi matin, un homme a été retrouvé sans vie devant l’entrée de l’hôpital Ignace Deen, suscitant émotion et interrogations au sein de la population locale.
Selon des témoins, la victime – dont l’identité reste inconnue – marchait normalement avant de s’effondrer brutalement, sans jamais reprendre connaissance. Alertée, la Police Technique et Scientifique (PTS) s’est rapidement rendue sur les lieux pour effectuer les premières constatations.
Lors de la fouille corporelle, les agents de la PTS ont découvert une plaquette de Bisacodyl, un médicament prescrit contre la constipation. Cinq comprimés avaient été consommés, cinq autres restaient intacts. Aucun document d’identité ni indice permettant de retracer son parcours n’a été trouvé sur lui.
Le Colonel Mohamed N’Diaye, responsable de la PTS, a dressé un premier profil inquiétant : un homme visiblement négligé, les dents en mauvais état, les yeux rouges, des blessures superficielles. Autant d’éléments qui pourraient suggérer un état de grande précarité ou une consommation chronique de stupéfiants, mais aucune trace de violence ou d’agression n’a été relevée.
« Les lésions constatées semblent davantage liées à un mauvais état d’hygiène qu’à un acte criminel », a précisé l’officier, écartant pour l’heure toute piste criminelle.
Sur instruction du Procureur et sous la supervision du président de la délégation spéciale de Kaloum, le corps a été transféré à la morgue de l’hôpital Ignace Deen pour une autopsie et des analyses toxicologiques qui devraient permettre de mieux comprendre les causes exactes du décès.
Ce drame relance une fois encore les débats sur l’errance, la santé mentale, et la précarité des personnes vulnérables dans les rues de Conakry.
Par Ousmane Bangoura






