CONAKRY – La scène est apocalyptique. Mercredi 28 janvier, un incendie d’une rare violence a réduit en cendres deux appartements à Kagbelen, non loin des Grands Moulins, laissant derrière lui des familles sans abri et sans le moindre bien. Si le drame n’a fait aucune victime, les pertes matérielles sont totales.
Parmi les sinistrés, un policier, anéanti, n’a rien pu sauver. Ni meubles, ni documents, ni effets personnels. Absolument rien.
« Il ne me reste que la tenue que je porte. Tout le reste est parti en fumée. Aujourd’hui, je dois recommencer ma vie à zéro », lâche-t-il, appelant désespérément les autorités à l’aide.
L’origine du sinistre serait un court-circuit électrique, selon les témoignages concordants des victimes. La seconde famille touchée, absente au moment des faits, a tout perdu elle aussi. À l’intérieur de l’un des appartements, trois enfants se trouvaient sur les lieux au déclenchement de l’incendie. Par miracle, ils ont pu être évacués à temps.
« Ils sont sortis vivants, c’est l’essentiel. Mais la maison et tout ce qu’elle contenait ont été entièrement consumés », témoigne le père, encore sous le choc.
Ce dernier affirme avoir perdu 12 millions de francs guinéens, issus d’une tontine récemment contractée pour honorer une dette. Une perte qui aggrave une situation déjà dramatique. « Nous n’avons même plus un endroit où dormir. La situation est critique. Nous appelons l’État à nous venir en aide », implore-t-il.
Grâce à l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, appuyés par la solidarité des voisins, le feu a pu être maîtrisé, évitant une catastrophe de plus grande ampleur. Mais à Kagbelen, le constat est implacable : des vies sauvées, mais des existences brisées, et une fois encore, la fragilité des installations électriques mise en cause.
Par F.KEITA






