Téhéran, mars 2026 – La République islamique d’Iran entre dans une zone de turbulence historique. Le guide suprême, Ali Khamenei, est décédé samedi 28 février à l’âge de 86 ans, ont confirmé officiellement les autorités iraniennes dimanche.
Son décès intervient dans un contexte d’extrême tension, quelques heures après une attaque américaine coordonnée avec Israël contre Téhéran. L’annonce avait été faite en premier lieu par le président américain Donald Trump, qui a qualifié cette disparition de « plus grande opportunité pour les Iraniens de reprendre leur pays ».
Menaces de représailles et deuil national
À Téhéran, la réaction ne s’est pas fait attendre. Les Gardiens de la Révolution ont dénoncé une « agression criminelle » et promis un « châtiment sévère et décisif » aux responsables de la mort du chef religieux, qui dirigeait la théocratie iranienne depuis 1989, après le décès de Rouhollah Khomeini.
Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a affirmé que venger la mort du guide suprême constitue « un droit et un devoir légitime ».
L’Iran a décrété 40 jours de deuil national et sept jours fériés. Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche dans la capitale pour rendre hommage à l’ayatollah, malgré la poursuite des frappes américano-israéliennes. Toutefois, la disparition du dirigeant a également suscité des réactions contrastées au sein d’une partie de la population, éprouvée par une répression accrue ces dernières semaines.
Extension du conflit dans la région
Alors que les États-Unis et Israël poursuivent leurs opérations militaires, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné l’escalade et appelé à la retenue.
En représailles, l’Iran a lancé des missiles contre Israël, où au moins dix morts ont été recensés, ainsi que contre plusieurs pays du Golfe abritant des bases américaines. Six soldats américains ont péri dans le cadre des opérations en cours.
Washington a averti que les frappes se poursuivraient « sans interruption tout au long de la semaine » et a exhorté ses ressortissants à quitter une grande partie du Moyen-Orient.
Bilan humain en hausse
Selon les derniers chiffres communiqués mardi 3 mars, les frappes visant l’Iran auraient fait au moins 550 morts. Le conflit s’étend désormais au Liban, où des bombardements israéliens menés au nom de la lutte contre le Hezbollah auraient causé une cinquantaine de victimes.
La disparition d’Ali Khamenei, figure centrale du pouvoir iranien pendant plus de trois décennies, ouvre une période d’incertitude politique majeure à Téhéran, sur fond de confrontation militaire régionale d’une ampleur inédite.
Le Moyen-Orient s’enfonce un peu plus dans une spirale dont l’issue demeure imprévisible.






